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Sylvain Chevallier, associé chez BearingPoint, cabinet de conseil en télécommunications, est plus nuancé: «J’ai du mal à croire que le simple passage du nombre d’opérateurs de quatre à trois se traduise par une hausse des prix. S’ils augmentent, ce sera pour accompagner une amélioration significative de l’offre. Par exemple, la 5G». Sylvain Chevallier croit plutôt en une «stabilisation des prix». En effet, le nombre d’opérateurs passant de quatre à trois, les parts de marché pour chacun vont mécaniquement augmenter sans avoir besoin, non plus, de baisser les prix pour conquérir de nouveaux abonnés. «Cette stabilisation des prix pourrait permettre aux acteurs de se concentrer sur les investissements dans la fibre et la 4G», ajoute l’analyste.

«Aujourd’hui les consommateurs cherchent un prix avantageux mais pas seulement. Ils sont aussi préoccupés par la qualité du réseau, la couverture 4G et la relation client. On peut tout à fait récupérer les clients des autres sans agressivité commerciale (par le biais de promotions intempestives NDLR)», avance Sylvain Chevallier. Ainsi les consommateurs continueront-ils à changer d’opérateur: certains pour le prix, d’autres pour la qualité. «Il n’y a donc pas de raison majeure que le taux de résiliation s’effondre d’un coup. L’intensité concurrentielle ne se mesure pas au nombre d’acteurs mais à la capacité des acteurs à récupérer des clients sur le marché», signale l’analyste.

«Nous comptons 140 opérateurs mobiles dans l’Union européenne (UE). Pour une population équivalente, aux États-Unis, ils ne sont que quatre. Leurs coûts fixes sont donc moins élevés, en outre, les prix sont plus hauts. L’idée est de raisonner à l’échelle de l’UE. On arrivera à avoir des investissements massifs (qui permettront d’améliorer la qualité du service NDLR) si on arrive à baisser le nombre d’opérateurs au sein de l’UE», explique Sylvain Chevallier.

Sylvain Chevallier, Partner