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Le marché du téléphone mobile en Afrique a été l’un des marchés les plus dynamiques ces 20 dernières années. En 2013, le nombre de téléphones portables a atteint 650 millions d’unités, en seconde position derrière l’Asie du Sud-Est. Alors qu’en 1997 les télécommunications étaient en situation de monopole dans la plupart des pays africains, ces pays comptent désormais près de 3 opérateurs en moyenne. Ce sont les consommateurs urbains et les plus aisés qui ont le mieux profité de ces services, puis dans un second temps les usagers moins aisés, les zones rurales… Les populations nomades et les zones rurales les plus reculées ou désertiques restent encore à couvrir.

La téléphonie fixe n’a quant à elle jamais profité d’un tel engouement : le taux de pénétration n’excède guère 3% dans les pays africains. D’une part, le réseau filaire coûte cher, du fait des infrastructures. D’autre part, le modèle économique du téléphone fixe est celui de l’abonnement, limitant ainsi la clientèle potentielle dans des pays où le taux de bancarisation ne dépasse pas les 15%. La transition vers un accès plus général aux services de télécommunications a donc sauté une étape : l’Afrique est un continent où la majorité des consommateurs n’a jamais connu le téléphone fixe, alors que les deux tiers utilisent aujourd’hui le mobile sur un mod.

 

Les problèmes liés à l’électrification de l’Afrique aujourd’hui sont assez semblables à ceux des télécoms d’hier : questions de facturation, difficulté d’accès à une banque et précarité des adresses postales posent de sérieux problèmes pour mettre en place un système de recette fiable, au sein de grands espaces désertiques ou peu denses empêchant le déploiement d’un réseau de distribution. Le besoin d’investissements et de normalisation est considérable puisque le réseau est largement incomplet et que certaines infrastructures datent de l’époque coloniale. Les smart grids pourraient être une solution en générant le même bond que les télécoms, et en permettant de passer d’un réseau limité à un réseau à haute valeur ajoutée.

Retrouvez la version intégrale de l’étude à télécharger  ici

 

Auteurs:
Jean-Michel Huet, Associé
Franck Charlouty, Senior Manager
Augustin Colas, Consultant

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