La citation du mois

« La connectivité IoT doit être accessible partout sur terre pour de nombreux secteurs d’activités »

Alexandre Tisserant, Directeur Général de Kinéis, opérateur de réseau IoT satellitaire


Le chiffre du mois

35%

C'est la part des données mondiales qui seront échangées via la 5G d'ici 2024 selon Ericsson


Généralisation des cyberattaques sur des villes

Baltimore est attaquée par un ransomware qui a verrouillé 10 000 ordinateurs municipaux depuis le 7 mai. Suite à cette attaque, le courrier électronique interne de la ville et la vidéo-surveillance sont inutilisables, la gestion de l’eau, les services immobiliers, le paiement des factures qui s’effectuaient sur le site de la ville sont impossibles. La ville a évalué la perte actuelle liée à cette attaque à 18 millions de dollars pour l’instant, la ville restant toujours paralysée par cette attaque.

Ces logiciels de ransomware s’installent sur un ordinateur souvent lors de l’ouverture d’un email douteux par un employé et se répand sur le réseau en cryptant les données. Les hackers demandent ensuite des versements en bitcoin d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de dollars pour décrypter les données. Si Baltimore refuse toujours de payer, Riviera Beach en Floride a par exemple accepté de verser une rançon de 600 000$ pour récupérer ses données fin mai.

Suite à la digitalisation toujours plus importante des services municipaux, ces cyberattaques se multiplient et ont augmenté de 39% aux Etats-Unis, le premier pays touché. La France n’est pas en reste et se situe à la quatrième place d’actes malveillants informatiques subis, ce dont peut témoigner la ville de Sarrebourg en Moselle, qui a subi une cyberattaque début juin. L’importance de la prévention face au risque de cyberattaque fait la différence. En effet, Sarrebourg, contrairement à Baltimore, avait à sa disposition des sauvegardes des fichiers les plus importants et certains services informatiques étaient indépendants. Résultat : moins d’une semaine après la ville a pu reprendre ses activités.


Google lance le successeur du SMS sans passer par les opérateurs télécoms

Le standard RCS (Rich Communication Services) est annoncé comme le remplaçant du SMS, depuis plusieurs années grâce aux nouvelles fonctionnalités qu’il propose. Ce nouveau standard se rapproche des fonctionnalités des applications de messagerie en permettant d’avoir des conversations de groupes, d’envoyer des photos et vidéos, de savoir quand son interlocuteur est en train de taper une réponse et de recevoir des notifications de lecture. Ce standard utilise un protocole passant par le réseau 4G et nécessite un terminal compatible.

Outre ces fonctionnalités, les points positifs de ce standard sont qu’il ne dépend d’aucune entité et les messages ne transitent pas par un serveur central, tous les Android le supportent nativement et il n’y a pas besoin de créer un compte. L’inconvénient de ce standard est que les messages ne sont pas chiffrés de bout en bout.

Ce standard est à l’origine, une initiative des opérateurs pour concurrencer les messageries OTT et permettrait à Google de reprendre la main sur ces services, où il est distancé par WhatsApp ou Messenger sur Android. Si Google attendait que les opérateurs le mettent en place, face à leur manque d’avancement, Google a décidé de prendre en charge lui-même le développement du RCS. Dès fin juin, le standard sera disponible en France et au Royaume-Uni. Google affirme qu’il laissera la priorité aux opérateurs lorsqu’ils lanceront ce standard. A vérifier lorsque cela sera le cas.


Facebook lance sa cryptomonnaie et Iliad est l’unique groupe français dans l’alliance

Au premier semestre 2020, Facebook lancera sa crypto-monnaie, le Libra, en s’appuyant sur la blockchain. Adossée à un panier de monnaie pour garantir sa stabilité, cette monnaie doit permettre à Facebook de proposer un portefeuille numérique en Libra pour des échanges directement sur la plateforme et d’autres services financiers. Si le fait qu’une monnaie soit possédée par une entreprise peut effrayer, Facebook a tenté de rassurer en mettant en place l’Association Libra : elle a pour objectif de faciliter le développement de la blockchain Libra et de gérer la Réserve. Iliad est l’un des 29 membres, au même titre que d’autres grandes entreprises comme Mastercard, Paypal ou Vodafone.

Pour Iliad, unique membre français, cette participation, avec ticket d’entrée à 10 millions de dollars, s’inscrit dans un projet plus vaste de digitalisation et de sécurisation des paiements. En effet le groupe de Xavier Niel, persuadé que les Télécoms ont de bonnes cartes à jouer dans la digitalisation des paiements, avait déjà demandé à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution à pouvoir opérer comme un établissement de paiement.

S’il est encore tôt pour définir les systèmes proposés par le groupe français dans l’univers Libra, c’est un premier pas vers les services financiers. Et pourquoi pas, d’ici peu, proposer aux abonnés Free d’acheter leur nouveau smartphone en Libra.


L'ARCEP fait de la place aux opérateurs

Après avoir annoncé en mai une bande de fréquence disponible pour la 5G moins large que prévue (300 MHz contre 400 MHz initialement), l’ARCEP tente de trouver ailleurs de la place pour les opérateurs. Sa proposition : libérer à partir de 2023 la bande des 1,5 MHz, actuellement utilisée par des services fixes point-à-point.

Les opérateurs ont salué l’initiative. Utilisable seulement en débit descendant, cette bande permettra en effet, en couplage avec d’autres, d’améliorer sensiblement le débit des utilisateurs, tout en garantissant une bonne couverture et une bonne pénétration indoor. Ils soulignent toutefois que cette bande, par sa proximité avec les services d’astronomie, ne pourra être pleinement utilisée pour des usages de téléphonie.

L’ARCEP a proposé aux actuels utilisateurs de la bande de migrer sur celle de 6 MHz. Que ce soit EDF, Enedis ou le Ministère des Transports, tous ont pointé les coûts de transformation, jugés très élevés, ainsi que l’impossibilité de tenir le planning présenté par le régulateur. Par exemple, Enedis utilise aujourd’hui des antennes 1,5 GHz sur ses pylônes. Selon le gestionnaire du réseau, un changement de fréquence imposerait un changement de matériel radio, plus lourd, et donc un renforcement de la structure des pylônes, projet pouvant s’étaler sur une dizaine d’années.

Afin de satisfaire les deux parties, des compromis sont à l'étude, notamment une démarcation géographique de l'utilisation de cette bande, d'un côté sur les zones denses par les opérateurs, de l'autre par les actuels locataires.


Le Salon E3

Du 11 au 14 juin avait lieu la 25ème édition du salon E3, salon de référence du jeu vidéo et des loisirs interactifs. Cet évènement a été l’occasion pour Microsoft d’officialiser ses travaux sur une console nouvelle génération. Tariq Ashraf y apporte son expertise dans l’article Du Monde.


Vous souhaitez être accompagnés sur un projet 5G ou de digitalisation, vous pouvez contacter notre Partner télécommunications Sylvain Chevallier.

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