Le modèle social français défini à la fin de la seconde guerre mondiale tenait compte d’une situation démographique qui n'avait rien à voir avec la situation actuelle : 16% de la population avait plus de 60 ans. Les projections indiquent désormais que d'ici 2030, 30% de la population française aura plus de 60 ans et que la durée moyenne de l'espérance de vie à la retraite sera d'environ 20 à 30 ans. Ces chiffres posent plusieurs questions sur notre avenir et celui de nos enfants : quel est le rôle des aînés dans notre société ? comment assurer leur bien être ? comment financer les retraites, et plus largement notre modèle de protection sociale ? La crise sanitaire actuelle illustre d’ailleurs dramatiquement la situation précaire dans laquelle se trouvent beaucoup de nos ainés.

Pour répondre aux questions liées à l’évolution de notre modèle social, il est nécessaire d'adresser plusieurs dimensions :

LE RÔLE DES AÎNÉS - Il convient tout d'abord de repenser le rôle des aînés en favorisant leur inclusion dans la société, non seulement dans le milieu associatif, mais aussi dans le monde professionnel avec un système flexible emploi/retraite. Les entreprises doivent adapter leurs organisations afin de tirer parti non seulement de l'expérience des aînés, mais aussi, et tout simplement, de leur force de travail. Cela permettra aux retraités de renforcer leur sentiment d’appartenance à la société, de se sentir "utiles", tout en contribuant à la croissance du pays. Dans cette approche, il apparait évidemment nécessaire de développer les compétences de chacun tout au long de la vie, y compris, après cinquante ans.

LEUR SANTÉ ET LEUR BIEN-ÊTRE - Il est également fondamental d'améliorer la santé et le bien-être de nos aînés. Pour cela, l'usage des nouvelles technologies est à accélérer : l'IA (Intelligence Artificielle) dans le diagnostic des maladies, l'IoT (Internet des Objets) pour le maintien à domicile et la prévention, la télé-médecine pour lutter contre les déserts médicaux, etc. Ces technologies apportent des améliorations concrètes, et constituent dans le même temps un levier efficace pour optimiser les coûts de notre système de santé. L’organisation des soins hospitaliers, en ville, en EHPAD, mais aussi la formation/valorisation des personnels de santé sont également au cœur de la problématique. Le plan national « Ma santé 2022 » dresse de premières pistes, qui devront être re-visitées une fois la crise actuelle du COVID-19 terminée.

LA DÉPENDANCE - La prise en charge de la dépendance est un autre challenge à relever, afin de rassurer la population, inquiète du risque de devenir dépendant et/ou de la perspective de devenir aidant. Au-delà du problème de la dépendance, ces peurs nuisent au bien-être des aînés, et les brident dans ce qu'ils imaginent être leur rôle dans la société. Afin de mieux prendre en charge la dépendance, il faut à la fois aider les personnes âgées à exercer leur liberté de choix (ex : au niveau de l'hébergement), préserver leur capital autonomie et leur qualité de vie (ex : IoT au domicile, valorisation des personnels de santé), reconnaitre et soutenir les aidants, et enfin financer la perte d'autonomie des personnes âgées.

LE FINANCEMENT - Enfin, le financement doit reposer sur plusieurs piliers : un système universel qui se doit d'être juste, transparent et prévisible, un système complémentaire qui doit non seulement augmenter les pensions mais aussi concourir au développement de l'économie française (ex : le PER), et une assurance individuelle pour la prise en charge de la dépendance, comme l'a proposé la FNMF.

BearingPoint intervient régulièrement sur ces sujets qui jouent un rôle clé dans l’évolution de notre modèle social. Quelques exemples : la prise en charge de la dépendance, la mise en place des contrats retraite PER, la digitalisation des parcours santé, les plateformes de services digitales en santé, le déploiement de solutions IoT...

Cas client :

Nous avons accompagné un acteur mutualiste dans une réflexion stratégique sur la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Nous avons organisé des groupes de travail sur les thématiques Offres de soins, Prévention et Financement. Nous avons éclairé ces réflexions avec un benchmark sur les modèles sociaux dans cinq pays, avec des retours d’expérience sur l’utilisation des nouvelles technologies, etc. Nous avons également proposé des parcours de prise en charge des personnes âgées en fonction de leur niveau de perte d’autonomie. Ensemble, nous avons abouti à des propositions concrètes qui contribueront à éclairer le futur débat national sur la prise en charge de la dépendance en France.

Nous mobilisons l’ensemble de nos compétences (secteur public, protection sociale, santé, assurance, technologie...) pour accompagner nos clients publics et privés dans la réussite de leurs projets. Ces questions sont complexes mais essentielles pour notre avenir. Nous devons nous y attacher. Comme le disait Martin Luther King : « Rarely do we find men who willingly engage in hard, solid thinking. There is an almost universal quest for easy answers and half-baked solutions. Nothing pains some people more than having to think. »; « Nous trouvons rarement des hommes qui s'engagent volontiers dans une pensée profonde et complexe. Il y a une quête presque universelle de réponses faciles et de solutions réchauffées. Rien ne fait souffrir certaines personnes plus que la nécessité de penser. » 

 

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