Prévoyance

Fraude à la prévoyance : la double peine pour les assureurs (L'Argus de l'assurance) - Plus de détails

La fraude à la prévoyance, bien que moins fréquente qu’en santé, peut avoir des répercussions financières beaucoup plus lourdes pour les organismes d’assurance.

Les spécialistes de la prévoyance dite lourde (incapacité, invalidité, décès) tirent la sonnette d’alarme : au coût de la fraude proprement dite s’ajoute celui des provisions que les organismes d’assurance doivent légalement constituer [...].

Principaux impacts

La lutte contre la fraude est un cheval de bataille de longue date pour le secteur de l’assurance, et le domaine de la prévoyance n’est pas épargné.

La qualification des prospects doit respecter un process strict et rigoureux afin d’identifier les nouveaux clients qui présenteraient un risque trop élevé.

Les acteurs de l’assurance sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la technologie, et en particulier l’IA, pour les aider à détecter des comportements frauduleux.

L’enjeu de lutte contre la fraude réside également dans la sensibilisation et la formation des équipes sur le terrain. Les collaborateurs, notamment les gestionnaires, doivent être formés à la culture du risque. Au-delà des « experts anti-fraude », capables de manipuler des algorithmes, l’ensemble des acteurs doivent être impliqués pour disposer d’un dispositif efficace.

 

Quelques chiffres clés[1]

  • 10 Md€ : le montant de la fraude estimée en assurances de personnes
  • 5 à 7 %  : le potentiel de fraudes sur les prestations payées
  • En santé, on estime qu’entre 2% et 20% des frais de santé relèvent de la Fraude, selon l’Argus de l’Assurance

 

Santé

Covid-19 : une baisse des dépenses de santé plus limitée qu’attendu en 2020 (L'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Le courtier en assurances collectives Henner a mené diverses études sur la consommation médicale tout au cours de l’année écoulée. À l’heure de tirer le bilan de 2020, un constat s’impose : la chute constatée lors du premier confinement ne s’est pas du tout reproduite lors du second.

Le début d’année 2021 a été marquée, une nouvelle fois, par une nouvelle polémique sur les tarifs des assurances complémentaires santé, lancée mi-janvier par l’UFC-Que Choisir et à laquelle s’intéresse également l’exécutif. L’analyse menée par Henner sur l’évolution des dépenses de santé depuis le début de la crise pourrait donner encore un peu plus de grain à moudre aux diverses parties prenantes…

Principaux impacts

Contrairement aux observations faites lors du premier confinement début 2020, les Français ont continué d’honorer leurs consultations et de poursuivre leurs soins durant le second confinement. Le rattrapage des dépenses de santé pourrait donc s’avérer plus rapide que prévu. Ces résultats s’expliquent probablement par les effets d’un confinement moins « strict », et le renforcement des campagnes de sensibilisation menées par le gouvernement, les acteurs de l’assurance, ou encore les plateformes de prise de rendez-vous en ligne (Doctolib…).

Les « économies » envisagées du côté des organismes d’assurance restent donc à nuancer, au regard des tendances observées.

Les prochains mois s’avèrent particulièrement cruciaux pour les acteurs du secteur, sous le joug de la taxe Covid et de la pression d’associations de consommateurs comme l’UFC-Que Choisir cherchant à dénoncer des hausses tarifaires considérées comme « abusives » (cf. revue de presse – semaine du 25/01/2021)

 

Quelques chiffres clés[2]

  • Chute des dépenses de santé de 65% au cours du premier confinement

  • Augmentation de la consommation médicale de 1% pendant le second confinement (du 30 octobre à la mi-décembre)

  • Au final, diminution de la consommation médicale de 11,3% entre 2019 et 2020.

Dépendance

Dépendance : un projet de loi de plus en plus incertain (L'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Personne ne sait, parmi les acteurs de l’aide aux personnes en situation de perte d’autonomie, où en est le projet de loi ni même s’il est déjà rédigé. Mais de nouveaux rapports sont en préparation.

Le projet de loi grand âge et autonomie, attendu depuis deux ans, sera-t-il une victime collatérale du Covid-19 et de ses variants ?

Principaux impacts

La France n’a pas encore pris de mesures significatives pour faire face au boom de la dépendance.

La revalorisation des métiers de l’aide aux personnes dépendantes, mais aussi une meilleure protection du statut de proche « aidant », notamment en matière de droits sociaux (santé, retraite), apparaissent comme des leviers nécessaires à la mise en place d’un dispositif d’accompagnement de la perte d’autonomie global et pérenne.

Pour autant, le gouvernement semble vouloir temporiser la mise en œuvre de la réforme, dont le coût pourrait s’avérer excessivement élevé et poursuit ses consultations et demandes de rapports.

Le manque de visibilité sur les suites de la réforme, rendent la tâche plus compliquée aux assureurs pour étudier « sereinement » les opportunités de développer des synergies avec les organismes publics (ex: proposer des services autour du maintien à domicile, aide aux aidants, services d’accompagnement annexes…).

Ils doivent néanmoins continuer de renforcer les actions de prévention auprès de leurs clients / sociétaires, en attendant des actions concrètes du côté de l’exécutif.

 

Quelques chiffres clés[3]

  • Il faudrait – a minima – une  hausse de 90% des effectifs (dans les métiers du « grand-âge »)  d’ici à 2040, pour combler les places vacantes, faire face au turnover et remplacer les départs à la retraite

Auteurs :

  • Sources

    [1] Argus de l’Assurance – « Fraude à l'assurance : mieux former pour mieux lutter » 

    [2] meilleurtaux.com – « Les dépenses de santé ont été plus basses que prévu en 2020 malgré la pandémie du Covid-19 »

    [3] Les Echos – « La France est parmi les pays les moins préparés au boom de la dépendance » - Juin 2020

     

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