Dépendance

La France est parmi les pays les moins préparés au boom de la dépendance (Les Echos) - Plus de détails

Il y a dans l'Hexagone deux fois moins de professionnels en charge des personnes dépendantes qu'en moyenne dans les pays développés. Des centaines de milliers de recrutements seront nécessaires. Le gouvernement promet un milliard d'euros de crédits en plus en 2021.

La France arrive en queue de peloton avec trois pays méditerranéens (Italie, Portugal, Grèce) et deux pays d'Europe de l'Est (Slovaquie et Pologne). Ce retard « aboutit à des listes d'attente pour l'accès aux soins et à des capacités insuffisantes par rapport aux besoins », selon l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Principaux impacts

Si le plan Ségur de la santé(1) devrait voir son budget de 6 Mds€ validé, la France reste à la traine pour faire face au boom de la dépendance.

La revalorisation des métiers de l’aide aux personnes dépendantes, mais aussi une meilleure protection du statut de proche « aidant », notamment en matière de droits sociaux (santé, retraite), apparaissent comme des leviers nécessaires à la mise en place d’un dispositif d’accompagnement de la perte d’autonomie global et pérenne.

Dans ce contexte, les assureurs ont l’opportunité de développer des synergies avec les organismes publics (ex: proposer des services autour du maintien à domicile, aide aux aidants, services d’accompagnement annexes…) et de renforcer les actions de prévention auprès de leurs clients  / sociétaires.

 

Quelques chiffres clés

  • Il faudrait – a minima – une hausse de 90% des effectifs (dans les métiers du « grand-âge ») d’ici à 2040, pour combler les places vacantes, faire face au turnover et remplacer les départs à la retraite

 

Santé 

Télémédecine : la prise en charge de la téléconsultation médicale prolongée (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Les règles de prise en charge des téléconsultations médicales avaient été modifiées en période de confinement. Mais ces évolutions seront maintenues au-delà même de la fin de l’état d’urgence sanitaire.

 

Principaux impacts

L’élargissement de la prise en charge des téléconsultations par l’Assurance Maladie a été un des facteurs favorisant le recours à ce mode de consultation ces derniers mois.

Ce mouvement, accéléré par la crise sanitaire, risque de se démocratiser encore plus à l’avenir, engendrant une possible augmentation des dépenses en santé des assurés, grâce à un accès facilité aux soins pour les personnes vivant dans des « déserts médicaux ».

 

Quelques chiffres clés[1]

  • Le nombre de médecins recourant à la téléconsultation est passé de moins de 3000 avant la mi-mars à 45 000 fin avril
  • L’utilisation du service de téléconsultation inclus dans les contrats des organismes complémentaires a aussi explosé : +400% en moyenne

Santé : l'AP-HP ne veut plus de remboursement des soins hospitaliers par les assureurs (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Les Hôpitaux de Paris souhaitent supprimer le ticket modérateur. Une mauvaise nouvelle pour les organismes d’assurance maladie complémentaire.

 

Principaux impacts

Dans sa contribution au Ségur de la santé, l’AP-HP propose de supprimer le ticket modérateur, considérant qu’avoir deux financeurs (i.e. l’Assurance maladie d’une part, et les organismes complémentaires (OCAM) d’autre part) est source de lourdeur administrative.

Si d’un côté, l’hôpital s’affiche comme le premier poste de dépenses des OCAM, cette proposition ne parait pas pour autant être une bonne nouvelle pour eux, car elle réduirait leur champ d’intervention. C’est l’analyse qu’en fait une associée du cabinet Joxa : « elle les réduirait au rôle de financeurs du petit risque (…) rendant la complémentaire santé beaucoup moins attractive pour beaucoup de Français ».

Covid-19 : les assureurs vie et santé malmenés par la crise (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Le cabinet Addactis chiffre l’impact de la crise sur la solvabilité des assureurs vie et santé. Il anticipe également une baisse du chiffre d’affaires et une dérive de la sinistralité à venir en santé.

 

Principaux impacts

Le secteur reste en tension, et subit les conséquences de la crise. Un contexte difficile qui doit encourager davantage les assureurs à repenser leur modèle :

  • Optimiser la relation client et aller plus loin dans la fusion entre assurance et services au profit du client.
  • Repenser les logiques partenariales : créer des partenariats avec, par exemple, les acteurs « traits d’union du soin » (pharmacie, prestataires de services à domicile…) pour pousser les offres.
  • Elargir le périmètre d’intervention de l’assurance santé complémentaire : renforcer l’accompagnement du patient à l’émergence de sa maladie et dans son suivi.

 

Retraite

Avec sa base retraite universelle, l'Assurance-vieillesse veut s'adresser à toutes les générations (Les Echos) - Plus de détails

Il y a un mois, le régime général a basculé l'ensemble de ses affiliés dans une base informatique des carrières qui doit devenir universelle. La CNAV veut en profiter pour développer des outils de communication en temps réel, et s'adresser ainsi aux assurés jeunes ou déjà retraités.

C'est la brique de base d'un système d'information universel pour la retraite. L'année dernière, la caisse des clercs et employés de notaires a initié la bascule ; à l'automne, il n'y aura plus une retraite liquidée sans passer par le répertoire unique ; d'ici à 2022, les 42 régimes de base et complémentaires devront avoir fait le grand saut, réforme des retraites ou pas.

Principaux impacts

L’Assurance-vieillesse se prépare progressivement à la réforme des retraites – même si le calendrier a été bousculé par la crise.

De leur côté, les Groupes de Protection Sociale opérant pour le compte de la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) doivent se préparer aux impacts à venir d’ici quelques années :

  • La création de la future Caisse nationale de retraite universelle (CNRU), qui aura une mission de veille vis-à-vis des régimes de retraite en matière de gestion et pilotage.
  • Le transfert du recouvrement de l’AGIRC-ARRCO vers l’ACOSS qui remettra en cause une fonction jusque-là exercée par la retraite complémentaire et donc certains métiers et emplois à la clé.

 

Quelques chiffres clés

  • L’opération de bascule de l'ensemble des données des assurés du régime général vers le nouveau « répertoire de gestion des carrières unique »  s’est déroulée avec succès, puisqu’elle a révélé un ratio de « non qualité » exceptionnellement bas : 1500 données erronées sur 6,5 Mds
  • Les développements informatiques auront coûté 200 M€ à la CNAV

 

Actu générale

L'assurtech FASST intègre un programme lancé par Microsoft (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Spécialisée dans les assurances de personnes collectives, cette jeune pousse créée par un ancien d'AG2R La Mondiale bénéficie d'un soutien de la part du géant informatique Microsoft.

La jeune pousse FASST annonce avoir intégré un programme de développement lancé par Microsoft il y a de cela deux ans.

Principaux impacts

La capacité des grands groupes mutualistes à intégrer des assurtech au sein de leur écosystème, constituera sans doute à terme, une source d’avantage concurrentiel sur le secteur.

A l’inverse des banques, qui multiplient les acquisitions dans l’écosystème des start-up, les assureurs semblent moins intéressés par ces nouveaux acteurs qui font face à une forte barrière à l’entrée. Les exigences de fonds propres des compagnies d’assurance rendent très difficile l’émergence, à court terme, d’un nouvel acteur sans qu’il soit adossé à un grand réassureur.

 

Quelques chiffres clés[2]

  • 6,37 Md$ de levées de fonds pour l'ensemble des assurtech mondiales en 2019


(1) Réforme lancée par le gouvernement


Auteurs :

  • Sources

    [1] « La Covid-19 a fait exploser la téléconsultation. Mais après ? », l'Argus de l'assurance (Tribune)

    [2] «Funding for insurtechs hit record levels in 2019 on the back of a spike in mega deals », BusinessInsider

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