Santé

Complémentaire santé : la résiliation infra-annuelle bouscule les organisations (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

La législation ouvre la possibilité aux assurés de résilier à tout moment leur contrat d’assurance complémentaire santé. Cette évolution réglementaire a poussé les acteurs de l’assurance à améliorer process et relation client.

 

Principaux impacts

Alors que la mesure vise à simplifier la résiliation du côté des assurés, les complémentaires santé doivent intégrer de nouvelles formalités dans leurs processus :

  • Informer les clients sur leurs droits en matière de résiliation
  • S’assurer de l’absence d’interruption de couverture de l’assuré, en cas de souscription d’un nouvel assuré qui souhaite résilier son contrat actuel
  • Contrôler la situation des cotisations versées par l’assuré qui quitte l’ex-assureur
  • S’assurer de la continuité des flux d’information NOEMIE, et le transfert des informations clés dans le cadre de la gestion des contrats
  • Faire évoluer la tarification si nécessaire, afin de garantir l’équilibre technique des contrats

La mise en œuvre de cette règlementation peut aussi être l’occasion de repenser sa stratégie de relation client, notamment pour réduire son taux d’attrition. Aujourd’hui, la fidélisation parait être un enjeu tout aussi primordial que la conquête de nouveaux clients pour les assureurs santé dans un contexte de mise sous tension des fonds propres. Cela passe par la maitrise des 3 piliers suivants :

  1. Excellence des parcours clients et qualité de gestion irréprochable
  2. Mécanismes de fidélisation
  3. Formation des collaborateurs, notamment des centres de contact à la détection des signaux faibles.

Le tout en exploitant la data.

 

Quelques chiffres clés

  • 90% des Français possèdent un contrat de complémentaire santé privé[1]

  • 94% des Français se déclarent favorables à la mise en place de la résiliation infra annuelle[2]

 

Santé

PLFSS 2021 : nouvelle passe d’armes autour de la taxe Covid (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021 poursuit son examen parlementaire au Sénat. Et la contribution financière demandée aux assureurs complémentaires santé continue de susciter des débats nourris...

Discussions animées au Sénat autour de ladite taxe Covid, que devront payer les assureurs complémentaires santé pour combler une petite partie du déficit de l’assurance maladie obligatoire en raison des économies faites sur les prestations durant le (premier) confinement.

Principaux impacts

Si l’ACPR a rappelé que les assureurs n’avaient pas les moyens de verser des indemnisations à tous les assurés, leur engagement dans la gestion de la crise est significatif avec le programme d’investissement pour soutenir la relance de l’économie, particulièrement dans le secteur de la santé.

Les assureurs ont déjà démontré leur implication, à travers plusieurs initiatives, notamment en cotisant au fond de solidarité. Ils ont aussi apporté leur contribution à la recherche et en engageant des réflexions aux côtés de l’Assurance maladie obligatoire, sur les modalités de soutien auprès des professionnels et établissements de santé.

Pour autant, du côté de l’exécutif, les acteurs de l’assurance santé semblent toujours perçus comme « bénéficiaires » de la crise : les dépenses de santé à rembourser – en optique et dentaire notamment – ayant chutées sur la période. La crainte d’un rattrapage des dépenses de santé post-crise (même s’il reste hypothétique pour l’heure) reste pourtant toujours d’actualité.

Les acteurs qui distribuent des contrats aux entreprises, quant à eux, continuent de souligner qu’ils seront touchés par la crise économique.

 

Quelques chiffres clés

  • Au total, les assureurs revendiquent presque 4 Mds € de soutien à l’économie[3]
  • La taxe Covid devant être versée par les organismes complémentaires s’élève à un montant – temporaire – de 1,5 Mds € pour les exercices 2020 – 2021[4]

 

Prévoyance

Protection sociale des indépendants : l'indispensable prévoyance (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

La crise sanitaire a pointé la nécessité pour les travailleurs indépendants de se couvrir en prévoyance – et de bien se couvrir. La dynamique du marché laisse entendre que la leçon a été retenue par les intéressés.

 

Principaux impacts

Les offres de prévoyance semblent encore trop méconnues des indépendants, mais la crise du Covid-19 a fait émerger le besoin d’être couvert.

Il est nécessaire de sensibiliser aux impacts financiers qu’entrainent un défaut de couverture prévoyance lors d’incapacité temporaire, permanente, ou lors d’un décès.

Un des arguments mis en avant concerne aussi le dispositif fiscal Madelin, qui permet au travailleur indépendant de déduire de ses revenus les cotisations payées pour ses contrats prévoyance et santé.

Il est nécessaire de construire des offres modulables permettant de personnaliser la couverture de chaque client :

  • Garanties décès en capital, des rentes éducation, rentes de conjoint
  • Prestations forfaitaires en cas d’arrêt de travail, avec de nombreuses options : choix de franchises, prise en charge des affections « dos » ou psychologiques, etc.

 

Quelques chiffres clés[5]

  • +15% de micro-entrepreneurs depuis 2017
  • 20% ont moins de 30 ans
  • Un chiffre d'affaires moyen de 11 300 €
  • En 2018, + 80% de micro-entrepreneurs dans les transports

Auteurs :

  • Sources

    [1] Baromètre annuel 2018 publié par la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim) et réalisé par le cabinet Epsy (échantillon de 1000 personnes)

    [2] Sondage IFOP / Alan réalisé en janvier 2019 (échantillon de 1008 personnes)

    [3] « Assurance : On sort de cette crise [...] avec une image déplorable », La Tribune, Juillet 2020

    [4] « Le gouvernement a fixé le taux de la “taxe covid” sur les complémentaires santé », Capital

    [5] « Cinq chiffres pour comprendre l'explosion du nombre d'auto-entrepreneurs », L’Express, Juillet 2019

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