Santé

Coronavirus : Des consultations de psychologues bientôt remboursées par les complémentaires santé (20 Minutes) - Plus de détails

Les mutuelles s’engagent pour la santé mentale, mise à mal par la crise sanitaire. Les fédérations de mutuelles, assurances santé et institutions de prévoyance ont annoncé lundi 22/03 la prise en charge de plusieurs consultations de psychologues par an, sous conditions.

Les complémentaires santé ont pris les devants, alors qu’une réunion de ministres « sur la santé mentale » était prévue lundi 22/03 après-midi à Matignon. Leurs trois fédérations ont décidé de concert de généraliser le remboursement « dès le premier euro » des psychologues libéraux, sur prescription médicale.

Pour les mutuelles, « un minimum de quatre séances par année pourra être pris en charge dans une limite de 60 euros par séance », précise la Mutualité française dans un communiqué. Même tarif pour les assureurs, qui ne s’engagent toutefois à rembourser que « jusqu’à quatre consultations » par an, indique la Fédération française de l’assurance (FFA). Les institutions de prévoyance (CTIP), spécialisées dans les contrats d’entreprises, promettent également de « renforcer leur dispositif de prise en charge des consultations de psychologues ».

Principaux impacts

Les impacts de la crise actuelle sur la santé mentale sont conséquents. Pour autant, l’hypothèse de prise en charge des soins psychologiques ne date pas de la crise… Des dispositifs expérimentaux ont déjà été mis en place par l’Assurance Maladie : elle teste depuis deux ans un remboursement des consultations chez le psychologue – sur prescription du médecin traitant – dans quatre départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan).

Jusque-là, la part d’organismes complémentaires proposant, dans leurs offres, la prise en charge d’un nombre de séances chez les psychologues, restait assez limitée; contrairement aux consultations chez d’autres professionnels de santé (comme les ostéopathes par exemple). 

La mesure devrait entrer en vigueur rapidement, et n’est envisagée – pour le moment – que pour 2021. Mais les organismes complémentaires doivent réfléchir à sa pérennisation et creuser la question de la santé mentale qui apparait aujourd’hui comme un véritable enjeu de société. Les offres doivent être pensées pour répondre au mieux aux attentes des assurés, tout en veillant à ne pas créer de « tensions financières » du côté des assureurs. En effet, un suivi psychologique implique des consultations régulières, pouvant alors entrainer des dépenses importantes à la charge de l’assurance santé. Ces aspects devront notamment être pris en compte dans la construction de nouvelles offres.

 

Quelques chiffres clés

  • 2/3 des Français de 18 à 25 ans ont vu leur santé mentale se dégrader au cours de la crise sanitaire (sondage Ipsos)
  • Dispositif actuel proposé :
    • Les mutuelles prendront en charge un minimum de 4 séances par an, dans la limite de 60€ par séance, après orientation du patient par un médecin
    • Les assureurs en complémentaire santé rembourseront sur le même tarif, mais se limiteront à 4 séances maximum

 

Dépendance

Dépendance : la CNSA exclut un financement mixte (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Le conseil de la Caisse de nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui est devenue la tête de pont de la cinquième branche de sécurité sociale créée l’an dernier, ne souhaite pas reproduire le modèle de financement mixte associant régime obligatoire et intervention des complémentaires qui prévaut en assurance santé.

Principaux impacts

Les modalités du financement de la cinquième branche de la sécurité sociale ne sont toujours pas connues et font toujours l’objet d’âpres négociations.

Alors que le rôle des acteurs de l’assurance « privée » reste encore flou, il est pourtant certain qu’un financement public, ne pourra pas assurer 100% de la prise en charge. Même si les interrogations sont nombreuses, les organismes d'assurance doivent continuer à dessiner les contours de leurs futures offres et services en matière de dépendance.

Des cadrages, avec différents scenarii, devront être réalisés pour anticiper au mieux la mise en application de cette nouvelle branche.

 

Quelques chiffres clés[1]

  • Une fraction additionnelle de 0,28 pts de CSG serait créée et affectée à la politique de l’autonomie

 

Actu générale

Hausse de la taxe Covid : les réactions des fédérations (l'Argus de l'assurance) - Plus de détails

Les trois principales fédérations de la complémentaire santé, CTip, FFA et FNMF, s’étonnent des propos d’Olivier Véran et Olivier Dussopt, qui laissent planer la menace d’un relèvement de la taxation des organismes complémentaires. 

Principaux impacts

Alors que la hausse des tarifs des complémentaires santé a été très « politisée » (le sujet avait notamment été évoqué dans notre revue de presse du 25/01/2021 – article « L’UFC-Que Choisir dénonce l’inflation des complémentaires santé »), les efforts consentis par le secteur de l’assurance durant la crise actuelle, ne semblent pas suffisants aux yeux du gouvernement qui souhaite, d’une part, limiter la hausse des cotisations, et d’autre part, augmenter la taxation des organismes complémentaires.

Dans le viseur de l’exécutif, le monde de l’assurance continue pourtant d’avancer l’augmentation des dépenses en santé entre 2019 et 2020.

Malgré une pression grandissante, les acteurs de l’assurance santé doivent en parallèle continuer les grands projets de transformation entrepris. Il n’est pas exclu que la hausse de la taxation ait des impacts sur les priorités fixées au sein des organismes, risquant potentiellement de contraindre certains à être moins enclins à réaliser ou poursuivre ces travaux.

 

Quelques chiffres clés

  • Augmentation de 1,7% de la sinistralité en santé entre 2019 et 2020, en y incluant la taxe COVID
  • Montant de la taxe COVID :
    • 1 Md€ prélevés en 2020
    • 500 M€ prévus en 2021 (montant révisable)

Auteurs :

  • Sources

    [1] "LE FINANCEMENT DES POLITIQUES DE SOUTIEN A L’AUTONOMIE, Une utopie atteignable", CNSA

    [2] "Le gouvernement en tension avec les complémentaires santé autour de questions tarifaires", Assurland

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