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Le 8 février 2012, la consommation électrique de pointe de la France a atteint un niveau record de 102 GW, près du double de la consommation moyenne (55 GW). La divergence croissante entre consommation moyenne et consommation de pointe accentue les tensions sur les besoins d’investissements en réserves de capacités.

Ces réserves sont actuellement mobilisées en période de pointe par le gestionnaire de réseau, dans le cadre du Mécanisme d’Ajustement de la loi du 10 février 2000. Mais les détenteurs des capacités de production ou d’effacement ne sont rémunérés que sur la base de l’énergie produite,  ou la consommation effacée, en période de pointe, et cela ne permet pas de couvrir leurs coûts d’investissements (manque financier communément appelé « missing money »).

Un mécanisme a donc été envisagé dans la loi NOME, le marché de capacité, qui consiste à rémunérer la puissance proposée (« Capacité ») en plus de l’énergie produite. Ce mécanisme n’est pas encore stabilisé et ses modalités d’application suscitent le débat, notamment dans les implications sur les prix finaux aux consommateurs. Ce point de vue revient sur les principaux éléments de dimensionnement de ce marché et en analyse les différents effets à considérer dans le débat.

Auteurs:
Aurélien Couderc, Senior Consultant
Laetitia Grinevald, Consultante
Isabelle Viennois, Senior Manager
Emmanuel Autier, Associé

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