Si la supply chain consiste à optimiser des équilibres a priori contradictoires, c’est aussi l’art de ménager la chèvre et le chou !

Tout le monde connaît le sens de l’adage populaire « ménager la chèvre et le chou ». Pour évoquer cet équilibre, les anglo-saxons parlent de ‘trade-off’. Mais qui s’est réellement posé la question de ce que représentaient respectivement la chèvre et le chou ? Avant d’exposer les différents arbitrages industriels auxquels faire face, prenons le temps de donner notre vision de ces deux protagonistes.
Le chou est une valeur discrète de la chaîne d’approvisionnement, produit à des milliers d’unités semblables. Il représente la production d’une chaîne manufacturière : le produit.
La chèvre, elle, est le consommateur du chou. C’est donc le client de la production. Par extension on peut la voir comme la représentante du client dans l’organisation industrielle : la supply chain.
Demandez à n’importe qui comment assurer un meilleur taux de service : la réponse la plus triviale sera toujours d’augmenter le stock avec sa contraposée « baisser le stock, impacte négativement le taux de service ». Pour être vrai, il faudrait stocker les bons produits et en bonne quantité. Malheureusement, la réalité est souvent toute autre et les références stockées sont rarement celles demandées par les clients. « Je me souviens d’une société, plateforme de distribution de pièces de rechange en Italie. Le matin, à l’arrivée à l’entrepôt, c’était l’émoi. Le stock avait été cambriolé pendant la nuit et une partie avait été dérobée. La bonne nouvelle fut à 9h00 quand les gestionnaires ont annoncé que les produits volés étaient du stock mort sans demande depuis 2 ans. La mauvaise nouvelle fut quand la police locale annonça avoir retrouvé le camion et les vieux ‘nanards’ ! »


Auteur : Vincent Houllière, Senior Manager

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