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Mieux vaut-il prévenir ou guérir ? 
Ce proverbe est aujourd’hui plus d’actualité que jamais. En effet, peut-on tout miser sur l’anticipation des risques lorsque l’on sait qu’une entreprise sur 5 fait face à une interruption majeure d’activité tous les ans et qu’une sur 10 cessera d’exister suite à cette crise ?

Si aujourd’hui la gestion des risques est, à raison, au cœur des problématiques industrielles, son pendant, la continuité d’activité reste encore sous-estimée et méconnue. Pourtant l’une et l’autre sont essentielles.

La gestion des risques est l’activité permettant d’anticiper au mieux ces risques pour les éviter mais tout industriel sait que « le risque zéro n’existe pas ». C’est lorsque la prévention des risques a échoué et que l’hypothèse d’un risque est devenue une réalité que le Plan de Continuité d’Activité entre en scène.

Pourquoi la continuité d’activité est-elle nécessaire ?

D’après une étude menée en 2013 par le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale, les entreprises ayant développé un plan de continuité d’activité se sont montrées significativement plus résilientes aux grandes crises survenues ces dernières années (catastrophes naturelles, mouvements sociaux, crises sanitaires…).

En effet, la présence d’un plan de continuité d’activité structuré permet, lorsqu’une crise majeure survient, de ne pas se laisser submerger par l’émotion et le stress et de prendre les décisions adéquates dans les temps en s’appuyant sur :

  • Une équipe de crise prédéfinie
  • Un arbre de décision permettant d’identifier le plan d’action à mettre en place
  • Un catalogue de plans d’action standards correspondant aux différents scénarios de continuité d’activité
  • Une liste d’annexes structurée permettant d’avoir à portée de main les informations clés (liste de contacts internes et externes, liste de produits et matières premières stratégiques, plan du site…)

Un Plan de continuité d’activité élaboré sereinement à l’avance permet également de préparer certaines actions indispensables à la reprise et qui demanderaient un délai significatif tel que la qualification d’un fournisseur « de secours », d’un produit de remplacement, d’une zone de stockage « back-up » pour produits dangereux ou d’un processus de production palliatif.

Même s’il existe une norme (ISO 22301) permettant de définir les principes généraux d’un plan de continuité, ce dernier ne doit cependant pas devenir une procédure de plus dans un tiroir. Il doit être construit de façon pragmatique en prenant en compte sa « maintenabilité » pour des mises à jour annuelles simples. Ces dernières sont nécessaires pour prendre en compte les éventuelles évolutions des risques, de la vulnérabilité des processus, de la réglementation et de l’organisation de l’entreprise.

Business Continuity Institute

Auteurs :
Vincent BISMUTH, Consultant
Fathi TRIGUI, Directeur Associé