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Le saviez-vous ? Looping, chien de l’armée de Terre est un chien dressé dans l’optique de la collaboration entre le SSA, l’hôpital Tenon et le ministère des Armées pour détecter grâce à ses capacités olfactives le cancer de la prostate chez l’homme.

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Libération des deux Français enlevés au Bénin, deux militaires Français tués dans l’opération

Quatre otages retenus au Sahel, dont deux Français enlevés le 1er mai au Bénin, ont été libérés lors d’une opération militaire menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils seront rapatriés en France et sont attendus ce week-end à Paris

L’opération, conduite par la Task Force Sabre, le volet forces spéciales de l’engagement militaire français au Sahel, a mobilisé d’importants moyens, notamment des drones français et des moyens de renseignement américains. Deux officiers mariniers français relevant du commandement des opérations spéciales ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. 

Un responsable français explique au Monde que les otages étaient « en transit au Burkina Faso, l’intention des ravisseurs étant de les emmener au Mali ». D’après cette source, les preneurs d’otages appartenaient à la Katiba Macina, un groupe djihadiste actif dans le centre du Mali. Pour le Bénin, cet enlèvement confirme des craintes exprimées depuis des mois, celles de voir les groupes djihadistes descendre vers le golfe de Guinée au fur et à mesure de la déstabilisation du Burkina Faso.

EDITO

Explosion des dépenses militaires dans le monde en 2018

Selon les nouvelles données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), publiées lundi 29 avril, le total des dépenses militaires mondiales s’élève à 1 822 milliards de dollars en 2018, soit une augmentation de 2,6 % par rapport à 2017.

Conflits larvés entre pays asiatiques, tensions sino-américaines, sentiment grandissant d’une menace russe en Europe de l’Est : tout concourt à gonfler les dépenses d’équipements ou les crédits aux opérations extérieures, indique le Sipri.

Les cinq plus grands dépensiers en 2018 (États-Unis, Chine, Arabie saoudite, Inde et France) concentrent à eux seuls 60 % des dépenses militaires mondiales, et les dépenses mondiales sont désormais 76 % supérieures au niveau le plus bas de l’après-guerre froide en 1998.

Les États-Unis sont de loin les plus grands dépensiers. L’augmentation de leurs dépenses est largement imputable à la mise en œuvre dès 2017 de nouveaux programmes d’achat d’armement sous l’administration Trump. 

Le continent asiatique est pour sa part le seul dans lequel les dépenses militaires croissent de façon continue depuis 30 ans. La Chine pèse désormais pour moitié dans l’effort de la région Asie-Océanie. Les tensions entre les pays en Asie ainsi qu’entre la Chine et les États-Unis sont les principaux moteurs de la croissance continue des dépenses militaires dans la région. Cette affirmation de puissance inquiète les voisins de Pékin et nourrit une course aux armements, encouragée aussi par les antagonismes sous-régionaux : entre l’Inde et le Pakistan d’une part, et entre la Corée du Sud et sa voisine du Nord.

Plusieurs pays d’Europe centrale et orientale ont également fortement augmenté leurs dépenses militaires en 2018 : Pologne, Ukraine, Bulgarie, Lettonie, ou encore Roumanie. Ici, les augmentations sont dues en grande partie aux sentiments grandissants d’une menace russe ». La Russie de Vladimir Poutine déroule quant à elle depuis une décennie son plan de modernisation des armées. Le budget 2018 de l’armée russe est supérieur de 27 % à celui de 2009. Et les investissements russes se concentrent sur des armes de haute technologie.

Enfin, au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite reste indétrônable malgré une baisse conjoncturelle de son budget militaire en 2018, d’apparence contradictoire avec son engagement dans la guerre au Yémen...

CLIENT NEWS

Les forces spéciales du 4ème RHFS en soutien du RAID à Toulouse

Le 7 mai 2019, un jeune homme a pris en otage quatre femmes à Blagnac, dans un bar-tabac. Armé d’un pistolet d’alarme, réplique d’un Beretta, il a fait évacuer les clients avant de séquestrer la patronne, sa fille et deux autres femmes. Malgré l’absence de violence physique – le jeune homme voulait visiblement faire parler de lui, il a en effet filmé toute la scène avec une Go Pro – cette prise d’otage a déclenché une intervention du RAID.

A cette occasion, les équipes du RAID ont été transportées par le groupe interarmées d'hélicoptères (GIH) du 4ème régiment d’hélicoptère des forces spéciales (RHFS). Les équipes du RAID ont ainsi été transportées en hélicoptères Puma jusqu’à Toulouse en un peu plus de 2h30. Si le GIH travaille essentiellement avec le GIGN (il a été créé intialement en 2006 pour le soutenir), il cherche depuis quelques temps à diversifier ses utilisateurs, notamment du fait que ses relations avec la Gendarmerie semblent plus espacées. D’où cet exemple de coopération le RAID, qui s’est soldée par une neutralisation en douceur du preneur d’otage en fin de soirée.

JUSTICE

La restriction des contestations en prison limitée par le Conseil Constitutionnel.

L’ordonnance du 6 août 1958, qui régit le statut des surveillants de prison, les prive du droit de grève, privation compensée par des conditions de rémunération avantageuses. Cependant l’agression d’un surveillant à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) avait déclenché un mouvement de grève en janvier 2018. Ce mouvement avait pris la forme d’actions de blocage d’entrées des établissements pénitentiaires par des agents au repos et des agents avaient pris leur service en retard. Dans certains établissements, 80% des agents s’étaient mis en arrêt maladie le même jour.  La police et la gendarmerie avaient alors dû suppléer les surveillants dans certains établissements. Pour mettre fin à cette situation qui présentait un risque important de mutineries et de désordres, l’administration avait infligé des sanctions à 1 983 surveillants.  Après avoir été saisi par un surveillant pénitentiaire d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a censuré vendredi 10 mai l’article de loi qui a permis de sanctionner les surveillants grévistes de janvier 2018. Le Conseil constitutionnel s’appuie sur l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui précise qu’aucune punition ne puisse être infligé sans que la personne sanctionnée ait pu présenter ses observations sur les faits reprochés.  Des surveillants avaient reçu six mois après le mouvement la signification d’une exclusion temporaire sans avoir été informés d’une procédure les concernant. L’usage massif de ce type de sanction en cas de mouvement social sera donc dorénavant beaucoup moins évident.

INTERIEUR

Les maires à l’affiche

Dans l'optique des élections européennes du 26 mai, les mairies sont en pleine installation des panneaux dédiés à l'affichage électoral. Le code électoral stipule l'obligation d'avoir un affichage devant chaque lieu de vote. Or, avec 34 listes candidates, de nombreux villages sont en pénurie de panneaux.

Dans cette situation, il est possible de diviser les panneaux en plusieurs parties, à condition de coller une grande et une petite affiche pour chaque liste et de respecter l'ordre du tirage au sort. Il est également possible de fabriquer des panneaux manquants de manière artisanale. Ou d'utiliser les 2 faces du panneau.

A Paris, 13 200 panneaux seront installés, mais les personnels en charge de l'installation reconnaissent qu'il s'agit de la pire année. Dans les petites communes, on craint également des efforts inutiles du fait que les plus petits candidats risquent de ne pas avoir les moyens d'imprimer les affiches.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

L’Armée de l’air a reçu son 15e avion de transport militaire A400m Atlas ✈️ ...

 

AGENDA

Le MINARM au Salon VIVA Technology

Du 16 au 18 mai, se tiendra au parc des expositions de Versailles, le salon VIVA Technology, consacré à l’innovation technologique et aux start-ups. Cette année et pour la première fois le ministère des Armées sera présent.