SPOTLIGHT

Alerte, la DGSE s’intéresse aux conversations des jeux vidéo multijoueur !  

EDITO – Arianespace RESISTE A spacex en 2018

En dépit d’un nombre moindre de tirs que sa principale rivale américaine durant l’année passée, l’entreprise européenne a mis en orbite autant de gros satellites et domine donc avec elle le marché spatial mondial.

Avec 11 tirs en 2018 depuis la base guyanaise de Kourou (sur les lanceurs Ariane 5, Soyouz ou Vega), Arianespace a été numériquement dominé cette année par les 21 tirs de l’entreprise d’Elon Musk.

Mais elle résiste jusqu’à présent mieux aux offensives sur les coûts de sa rivale que le lanceur russe Proton (seulement 2 tirs en 2018), et d’autant mieux qu’elle est seule à réaliser des lancements doubles, avec son lanceur Ariane 5 ECA.

En particulier, sur le segment roi des gros satellites de télécommunications géostationnaires, Arianespace et Space X ont chacun placé 8 satellites en orbite. En outre, sur les 13 contrats commerciaux signés en 2018, 8 ont été gagnés par Arianespace, 1 seul par SpaceX, les autres par le reste de la concurrence. Ces bonnes nouvelles commerciales s’ajoutent à d’autres sur les autres segments, signe de la polyvalence de la société européenne.

Néanmoins, le contexte du marché commercial, marqué par une demande en baisse des industriels et une concurrence accrue pesant sur les prix, est difficile, et ce, d’autant plus pour Arianespace qui prend sur ce marché 70% de ses commandes, quand SpaceX s’appuie sur 75% de commandes institutionnelles, venant de la NASA, du Pentagone ou de l’US Air Force.

C’est pourquoi Ariane 6, le lanceur qui doit succéder dès 2020 à Ariane 5, nécessite plus que jamais le soutien des Etats européens. Arianespace espère donc conclure 4 commandes institutionnelles européennes en 2019 et stabiliser la transition entre ses deux lanceurs, pour pouvoir continuer à rivaliser avec SpaceX dans les années à venir.

2019, avec le vol inaugural de la fusée italienne Vega C et la perspective d’accentuer le partenariat russe en effectuant des lancements depuis Baïkonour pour la première fois depuis 2013 afin de déployer la constellation Oneweb, sera donc une année décisive pour Arianespace.

La DGSE vient de transmettre au MINARM une offre de stage pour recruter un spécialiste des jeux vidéo multijoueur en ligne, chargé de trouver les éventuelles failles informatiques contenues dans ces derniers. Trois missions incomberont au stagiaire : d’abord, « effectuer une cartographie » des principaux jeux multijoueur, pour identifier des failles informatiques déjà découvertes. Ensuite, de sélectionner un ou deux jeux particulièrement intéressants pour le service et de l’étudier, afin « d’extraire des signatures réseau », c’est-à-dire des éléments techniques permettant à la DGSE de reconnaître, dans la masse de données dont elle dispose et qu’elle collecte sur Internet, les échanges effectués dans l’espace de discussion du ou des jeux en question. Enfin, le stagiaire devra tenter de découvrir des failles informatiques, censées permettre à la DGSE d’accéder au contenu des discussions. Il est possible que la DGSE soit déjà capable de pénétrer dans les canaux de discussion de certains jeux vidéo. Cette offre de stage pourrait être seulement destinée à attirer de jeunes candidats à fort potentiel technique. Le service de renseignement entend recruter 400 profils techniques, notamment dans les technologies numériques, en 2019.

CLIENT NEWS

La ministre des Armées réaffirme son engagement sur les moyens des armées pour 2019 dans une tribune

« […] Disponibles et volontaires, nos militaires sont toujours présents. Ils donnent tout pour notre pays et nous devons, nous aussi, tout donner pour eux. C’est pourquoi une augmentation exceptionnelle des moyens de nos armées a été décidée. C’est pourquoi le président de la République a rappelé fermement que le budget de la défense était sanctuarisé, que chaque euro serait au rendez-vous.

J’en prends donc l’engagement : les moyens des armées ne serviront pas de variable d’ajustement, comme cela avait été le cas trop de fois dans le passé. Tout donner pour eux, c’est pourquoi, aussi, j’ai lancé un plan pour les familles des militaires et des civils de la défense, pour plus de places en crèche, des installations rénovées, des affectations connues plus tôt. […]

2019, c’est autant de défis pour vaincre le terrorisme, gagner la paix, construire une Europe qui protège et préparer l’avenir. Cette année, nos armées seront toujours présentes aux côtés des Français et continueront de protéger leur liberté et leur sécurité. »

Florence Parly, Ministre des Armées

JUSTICE

Novlangue

Dans un souci de plus grande lisibilité pour les administrés, les juridictions administratives françaises qui tranchent les litiges entre les citoyens et l’administration, ont adopté depuis le 1er Janvier un nouveau mode de rédaction de leurs décisions, suivant les recommandations du Conseil d’Etat. Selon ses consignes le rédacteur doit « veiller à ce que sa décision soit, pour les parties qui en sont les premiers destinataires, lisible, convaincante et intelligible ». Ainsi, certaines formules n’appartenant plus au langage usuel telles que « considérant que » sont abandonnées. Certaines sont en revanche maintenues lorsque « leur usage est indispensable à une expression plus exacte et élégante ».  Ces changements pourront donc  intervenir par exemple sur les permis de construire et les changements de nom.

INTERIEUR

La Gendarmerie nationale reprend ses marques

La Gendarmerie nationale va faire appel à un agent de licence pour développer ses "marques" comme le GIGN ou la Garde Républicaine afin d'obtenir des recettes de la commercialisation de produits dérivés.

Le marché de cette licence s'élève à 160.000 euros (hors TVA). La stratégie mise en place devra permettre d'améliorer le rayonnement de la gendarmerie, en transmettant ses valeurs en particulier auprès des jeunes. Protéger les marques de l'établissement, car aujourd'hui de nombreux tiers utilisent les marques sans respecter les valeurs de la Gendarmerie. Centraliser la gestion des marques pour que les actions soient cohérentes. Enfin, devenir une nouvelle source de financement annexe.

Cette valorisation concerne dans un premier temps la Gendarmerie, le GIGN et la Garde républicaine. En cas de succès d'autres marques rejoindront le périmètre.

L’image de la semaine

AGENDA

Conférence de François Charles sur la politique d’armement en France et en Europe à l’IHEDN

Un Mirage 2000D à l’entraînement s'est écrasé le mercredi 9 janvier dans le Jura, entraînant le décès des deux membres de l’équipage.

Le 17 janvier 2019, l’IHEDN accueillera l’ancien officier de l’armement François CHARLES, économiste, sociologue, écrivain, expert en stratégie, management et relations internationales et président créateur depuis 2002 du think tank Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), pour une conférence sur la politique d’armement en France et en Europe. 

Rechercher
Toggle location