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De l’Internet à l’Internet des Objets (IoT)

L’Internet des Objets (IdO, ou Internet of Things, IoT, en anglais) s’inscrit dans l’évolution permanente du Web depuis sa création. Le Web 1.0 reposait sur les pages HTML, reliées entre elles par des liens hypertexte, où l’information était entreposée et restituée, de manière statique. Puis vint le Web 2.0, aussi appelé « Web social », qui révolutionna les flux d’informations entre les personnes et les organisations, ainsi que leur exploitation, en adaptant les contenus et les expériences aux nombreux usages qui émergeaient. L’Internet des Objets est une extension de cette philosophie à des choses et à des lieux du monde physique. De la même manière qu’on a rapproché les individus, nous concevons aujourd’hui des écosystèmes d’objets qui discutent, échangent et agissent de concert.
Il est courant de voir l’Internet des Objets confondu avec la notion d’objets connectés. Ce sont des idées intrinsèquement liées, mais il est important de bien cerner leurs différences.

De l’objet connecté à l’Internet des Objets (IoT)

Prenons pour cela des exemples concrets. D’un côté, imaginez une brosse à dent connectée. Cet appareil, en plus de brosser les dents, peut se synchroniser par Bluetooth à votre téléphone. Cela vous permet de consulter les données d’utilisation, comme la durée moyenne d’un brossage et … c’est à peu près tout. De l’autre côté, imaginez des bureaux, équipés d’une batterie de capteurs de présence positionnés dans les zones stratégique des locaux. L’ensemble de ces capteurs, connectés via un réseau LPWAN (Low Power Wide Arena Network) remonte des données qui, lorsqu’elles sont consolidées et interprétées, rendent compte de l’occupation moyenne du bâtiment. En croisant cette information avec des grandeurs physiques (température, humidité, etc.), le gestionnaire des bureaux peut optimiser la répartition de occupants, automatiser et anticiper les cycles de maintenance, etc. pour finalement optimiser ses charges.

Ces deux exemples illustrent bien la différence entre les objets connectés et l’Internet des Objets. D’un côté, un objet unique et indépendant, qui se contente de remonter une information. De l’autre côté, une population d’objets mis en réseau, gérés de manière centralisée, dont les informations sont remontées, agrégées et comparées, afin d’alimenter des outils de contrôle et d’analyse, qui permettront de prendre le plus rapidement possible les meilleures décisions d’optimisation du système.

Ainsi, on peut convenir que l’IoT regroupe la chaîne de valeur suivante :

Objets > Connectivité > Plateforme > Services

Nous reviendrons sur ces briques de valeur dans de prochains articles, car chacune masque une grande diversité de variantes. Par exemple, certains écosystèmes IoT pourront s’appuyer sur des objets « nativement » connectés, comme les voitures connectées récentes, tandis que d’autres se construiront sur un système existant, en le connectant ad hoc et en lui apprenant à communiquer, par la pose de capteurs sur d’anciens équipements par exemple. De même, un système IoT peut se limiter à une usine, comme on peut lui demander de couvrir un territoire beaucoup plus large ; les connectivités choisies seront alors bien différentes.

Les accélérateurs de l’IoT

On peut maintenant se demander, pourquoi l’IoT est-il un sujet d’actualité depuis quelques années ? Quels évènements et circonstances font qu’on parle aujourd’hui de ce sujet dans tous les médias, spécialisés ou généralistes ? En effet, nous connectons des objets électroniques afin d’optimiser nos activités depuis longtemps. La compagnie Xerox, par exemple, a mis au point le protocole Ethernet dans les années 70 pour connecter l’ensemble des imprimantes d’une entreprise, et ainsi faciliter la vie de ses employés. Même lorsque ces objets sont mobiles, nous sommes capables de les connecter, le meilleur exemple étant bien sûr le téléphone portable, largement démocratisé depuis le début des années 2000.

La réponse se trouve notamment dans trois briques de la chaîne de valeur :

  • Premièrement, les capteurs eux même, avec la miniaturisation de leurs composants, sont devenus moins chers à produire.
  • Il en va de même pour la connectivité, où les derniers protocoles spécialement conçus pour l’IoT permettent de réduire significativement les coûts de connexion et la consommation énergétique des objets connectés.
  • Enfin, il y a encore une dizaine d’années, il aurait été difficile de gérer, et encore plus d’analyser, l’immense quantité de données générés par les objets connectés. Ce sont les progrès réalisés en Big Data, machine learning et intelligence artificielle qui nous permettent aujourd’hui d’exploiter simplement ces données. Ce sont ces différentes évolutions qui font que de nombreuses organisations, privées ou publiques, lancent désormais un nombre croissant de projets IoT, et avec des ambitions de plus en plus grandes.

C'est en raison de cette accélération et du potentiel indéniable de l’IoT comme levier d’amélioration de la qualité et de l’efficacité de nombreux services et processus, que BearingPoint – partenaire de la transformation digitale des entreprises et organisations publiques - organise l’IoT Business Hub, un événement annuel primant les transformations IoT les plus réussies.

Vous trouverez ici l’ensemble des informations liées à cet évènement, n’hésitez pas à vous inscrire pour y assister !

A retenir

  • L’Internet des Objets est l’extension d’Internet à des choses et à des lieux physiques. Il s’agit d’une notion beaucoup plus large que celle d’objets connectés.

 

  • Son succès croissant est dû aux récentes innovations technologiques dans les domaines de la production, des télécommunications et de la gestion de données.

 

Auteurs :

Ouassim Driouchi, Senior ManagerAugustin Sonnet, Consultant