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La commission Européenne inflige à Google une 3ème amende en 3 ans pour abus de position dominante

Jamais 2 sans 3 ! Google a une nouvelle fois été sanctionné par la Commission Européenne pour abus de position dominante sur leur système de publicité contextuelle, Adsense for Search. L’amende du 20 mars 2019, certes moins salée que les précédentes avec une sanction de 1,49 Milliards de dollars (après 2,4 milliards en 2017 et 4,3 milliards en 2018), marque la ferme intention de l’Europe de promouvoir la libre concurrence et de ne pas faire la part belle à Google.
Selon la Commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, Google « a eu un comportement illégal » entre 2006 et 2016 afin d’empêcher la progression de rivaux sur ce marché, en limitant artificiellement la possibilité pour les sites d’utiliser des services d’affichage de publicités contextuelles concurrents. Après 2016, Google aurait mis fin à ces pratiques. 

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Free se diversifie mais perd des abonnés

L'année 2018 a été particulièrement riche pour Free, avec notamment le lancement commercial en Italie, l'achat de l'opérateur Jaguar, la sortie de la Freebox Delta ou encore l'accélération de la couverture mobile et fibre du territoire. Le contraste est fort avec les résultats financiers de l'année écoulée, présentés par la filiale d'Illiad. Accusant pour la première fois une perte nette d'abonnés sur le fixe et le mobile en France, l'opérateur voit son chiffre d'affaires en France baisser de 1,6%. C'est notamment le fixe qui plombe l'opérateur, avec une baisse de 3,2%. L'arrivée tardive de la Freebox Delta, lancée en octobre et déjà vendue à 100000 exemplaires, n'a pas permis de redresser la situation.

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Des accords de diffusion difficiles à avaler pour les opérateurs télécoms

En 2017, les groupes télés TF1 puis M6 ont imposé leurs nouveaux modèles économiques aux opérateurs télécoms, s’inspirant de la Belgique ou des Etats-Unis, via des accords de diffusion de leurs chaines contre rémunération. Si précédemment, les opérateurs n’avaient rien à payer pour diffuser ces chaines gratuites ils ont dû débourser environ 15 millions d’euros chacun pour la diffusion des chaines du groupe TF1. Aujourd’hui, les chaines de NextRadio TV, filiale d’Altice France, comprenant BFMTV, RMC découverte, RMC Story et BFM Business, souhaitent adopter ce modèle au détriment de Free. Free, s’il est d’accord pour verser une rémunération, attend une proposition commerciale qui inclurait de nouveaux services comme les accords conclus avec TF1 et M6 qui offraient la gestion du direct, certains contenus exclusifs ou le replay de certains programmes. Free a pour l’instant décidé de ne pas couper la diffusion de BFMTV sur ses boxs, malgré la fin de son contrat le 19 mars. Le bras de fer risque de recommencer avec Orange qui a qualifié de disproportionné le montant demandé par Altice France à Free, 5 millions d’euros, au vu de l’audience des chaines en cause.

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L’opération désendettement continue pour Altice notamment avec la vente partielle de son réseau fibre portugais

Depuis fin 2017, Patrick Drahi a entrepris une opération désendettement en cédant des actifs jugés non-stratégiques. L’objectif de ces opérations est de pouvoir réinvestir cette manne financière dans ses réseaux mais aussi éponger sa dette, qui s’élève à près de 30 milliards d’euros, pour éviter de nouvelles baisses de son cours de bourse.

Ce dernier mois, le processus de vente d’une partie du réseau fibre portugais a été entrepris et les premières offres étaient attendues pour la mi-mars. Le réseau fibre concerné par la vente pourrait rapporter entre 4,7 et 7 milliards d’euros. De grands fonds se sont déjà positionnés comme KKR, Morgan Stanley Infrastructure ou encore Blackstone.

D’autre part, selon Reuters, Altice est en pleine réflexion sur l’avenir de sa filiale en Israël et chercherait des investisseurs.

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