L’évènement du mois

Le CES a eu lieu début janvier comme chaque année à Las Vegas. Grand-messe des dernières innovations technologiques rassemblant plus de 4 400 entreprises dont une délégation French Tech. Ouassim Driouchi, Senior Manager BearingPoint, vous fera part de son retour d’expérience le vendredi 20 mars en compagnie de 3 start-ups sélectionnées parmi notre Top 10 du CES. Inscription ici.

La citation du mois

« Je suis contre l’exclusion de Huawei ! » a déclaré Stéphane Richard, PdG d’Orange le 23 janvier, au sujet de la 5G, lors de la présentation de ses vœux.

Le chiffre du mois

0€

Montant que risque de rapporter la « taxe GAFA » à la France en 2020 suite à sa suspension face aux menaces de surtaxes par les Etats-Unis. L’Etat espère parvenir à un accord d’ici la fin de l’année.


Les grands titres du mois

Au tour de Bouygues Télécom de lancer sa nouvelle box

Après ses 3 concurrents, Bouygues Télécom  à son tour, lancé sa nouvelle box le 14 janvier.

Elle se distingue notamment par son format. Désormais, la box Bouygues ne sera plus au format « magnétoscope » dont le design ne s’intégrait pas toujours avec le décor d’un salon. Avec son format « petite tourelle », elle est faite pour être visible et intégrée au milieu de la pièce et sa verticalité ainsi que les 8 antennes intégrées promettent une diffusion optimale du signal.

Au niveau technologie, comme celle de SFR, la box Bouygues propose le nouveau standard WiFi 6 dont les débits doivent être 3 à 4 fois supérieurs comparé au standard actuel et doit permettre la connexion de centaines d’objets en simultané. Pour permettre de connecter toujours plus d’objets, Bouygues propose non seulement ce nouveau standard 6, mais également un répéteur afin de démultiplier le signal dans l’ensemble des pièces. Son débit pourra atteindre les 10G/s en débit en connectant un module SFP livré avec la box.

Une nouveauté est la mise en place d’un QR Code pour permettre une connexion facile au WiFi. Finit donc les codes à rallonge. En revanche, contrairement à certaines box concurrentes, l’assistant vocal n’est pas intégré.

La box sera disponible sans surcoût pour les nouveaux clients Ultym, l’offre fibre premium (25€ / mois la première année puis 42€ / mois).

Google continue d’étendre son empire en rachetant de nouvelles start-ups

Google se renforce en acquérant de nouvelles start-ups dans des domaines clés de demain. Après le rachat de Fitbit fin 2019 (dans le but de concurrencer Apple sur le marché des montres connectées), Google a acquis Appsheet et Pointy en janvier 2020.

Le rachat de Pointy s’inscrit dans son objectif de renforcer ses outils de commerce en ligne directement rattachés à son moteur de recherche. Google souhaite proposer toujours plus d’informations sans que les utilisateurs n’aient à utiliser des concurrents pour continuer leur recherche. Pointy permet en effet aux PME d’afficher leurs stocks de produits disponibles directement au sein du moteur de recherche pour ainsi pousser les consommateurs à se rendre en magasin. La start-up a déjà équipé 10% des retailers physiques aux Etats-Unis d’un boitier permettant de mettre à jour les stocks lorsqu’un code barre est scanné.

L’autre acquisition du mois est celle d’Appsheet qui se destine au marché des entreprises et permet de créer des applications sans code sur le lieu de travail et donc d’accélérer la digitalisation des entreprises. Leur rachat prouve l’intérêt pour Google de compléter son offre autour de Google Cloud.

Ces acquisitions montrent le souhait du géant américain de s’étendre dans toujours plus de secteurs pour maitriser l’intégralité de la chaine de valeur des consommateurs dans l’objectif de concurrencer les autres GAFA.

Les premières notes du respect de la RGPD viennent de tomber. Commentaire du conseil de classe : peut mieux faire

Suite à l’entrée de l’application de la RGPD, Règlement Général sur la Protection des Données, en mai 2018 les utilisateurs pouvaient s’attendre à un meilleur respect de leurs données sur internet. Il n’en est rien dans la majorité des cas. Selon une récente étude, un site sur dix respecterait les règles fixées par la RGPD sur le consentement des cookies.

En effet, un consentement implicite, où le site considère que l’utilisateur accepte les conditions d’utilisations de ses cookies simplement en visitant le site, se retrouve dans près d’un site sur trois. Le consentement implicite est pourtant interdit par l’article 4 du RGPD qui requiert un consentement actif de l’utilisateur. D’autres stratagèmes plus « subtils » existent, notamment multiplier les étapes pour refuser les cookies en omettant un bouton « Tout Refuser » par exemple. Lorsque le rejet des cookies est plus compliqué que l’acceptation de nombreux utilisateurs abandonnent. L’absence de bouton de désactivation dès le début du processus fait chuter le taux de refus des cookies publicitaire de 23%.

En juillet 2019, la Cnil a accordé un délai de 12 mois supplémentaire pour que les sites webs se mettent à jour au niveau du recueillement des cookies. Pour certains hébergeurs de contenu, c’est un modèle économique qui doit être adapté, le visionnage de publicité pouvant servir de contrepartie pour accéder à des contenus gratuits.

La SNCF cherche à lancer sa propre fibre

Selon des informations des Echos, la SNCF travaille sur un projet de vente de fibres à de petits opérateurs télécoms régionaux adressant le marché B2B à partir du second semestre 2020.

Historiquement, la SNCF dispose d’un réseau de fibre de 20 000 km pour connecter ses 3 000 gares. Outre l’utilisation interne de cette fibre, la SNCF loue l’accès à son réseau à de petits opérateurs. Cette fibre « Noire » de très longue distance permet aux opérateurs d’installer leurs propres équipements. Désormais, la SNCF souhaite en plus accrocher le dernier maillon de la chaîne en proposant à ces opérateurs une fibre « prête à l’emploi ».

En interne à la SNCF, on assure que l’objectif n’est pas de disrupter le marché mais de « contribuer à l’amélioration de la couverture numérique du territoire ». En effet, selon une étude de Covage, seulement 23% des TPE-PME sont reliées à la fibre en France et selon un rapport du Sénat, environ 40 000 immeubles accueillant des entreprises ou commerçants ne sont pas couverts par les grands opérateurs bien que situés dans des zones denses.

Ce projet secret est très politique. La SNCF marche en effet sur les plates-bandes des grands opérateurs en profitant également des aides de l’Etat. De plus, le projet de la SNCF arrive au moment où Kosc, concurrent d’Orange et SFR sur le marché B2B, est en difficulté et a 6 mois pour trouver un repreneur. Ses 65 000 clients pourraient donc être tentés d’aller voir ailleurs.


Vous souhaitez être accompagnés sur un projet de transformation Télécoms ? Vous pouvez contacter notre Partner Télécommunications Sylvain Chevallier.

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