Rechercher
Toggle location

Veni, vidi, v’là Free

En parallèle des discussions sur une éventuelle consolidation du marché des télécoms en France, les opérateurs italiens Wind et Tre ont fusionné en début d’année pour donner le numéro 1 transalpin : Wind Tre. Cette alliance a créé une place à prendre, qu’Illiad s’est empressé d’occuper.

Sa stratégie est très semblable à celle appliquée en France en 2012 avec le lancement de son offre mobile : des tarifs bas (5,99€ par mois pour un forfait illimité avec 30 gigas), clairs et sans engagement. Le contexte est cependant légèrement différent : les utilisateurs italiens préfèrent le prépayé au forfait, et les tarifs actuels ne sont pas aussi hauts qu’ils l’étaient chez sur le marché français. Côté réseau, Illiad a signé un contrat d’itinérance avec Wind Tre, mais déploie en parallèle son propre réseau (300 M€ investis en 2017, pareil en 2018). Tout cela rend l’équation économique complexe, surtout quand on ajoute le prix d’achat des licences à venir (2,5 Mds € pour les 4 opérateurs). En parallèle, une rumeur indique qu’Illiad songe à devenir le 4ème opérateur d’un autre pays : la Belgique. Affaire à suivre..

Les dernières avancées en IA

Ces derniers mois, l’IA a été un des sujets les plus en vogue dans les médias. Omniprésente dans les différents salons dédiés au numérique, elle a également été fréquemment utilisée dans les messages marketing, pour vendre les performances des smartphones ou des enceintes connectées notamment. Les dernières annonces des entreprises étudiant le sujet, comme IBM et son IA capable de débattre avec des humains, promettent de nouvelles fonctionnalités encore plus extraordinaires pour les prochaines années.

Netflix : 14% du trafic – quels impacts pour les opérateurs ?

3,5 millions d’abonnés pour 14% du trafic en 2017 (vs. 9% en 2016), les chiffres de Netflix en France ont de quoi faire tourner les esprits. Le dernier rapport de l’ARCEP sur l’état d’Internet en France est sans appel quant à la domination outrageuse des principaux fournisseurs de contenus (Google, Netflix, Akamai, Facebook) qui représentent à eux seuls près de 50% du trafic sur les réseaux Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Au-delà des parts du trafic, c’est le volume de données échangées qui explose véritablement puisqu’il est passé de 8,4 Tb fin 2016 à 12,1 Tb (+44%). La performance est d’autant plus grande que l’offre des concurrents se renforce, notamment Apple, Amazon et HBO (à l’étranger).

Ceci pose 2 problématiques : la première est la décroissance de la performance des cinémas et bouquets câblés classique, la deuxième est la neutralité du Net puisqu’en l’état rien n’impose Netflix à contribuer à l’effort d’investissement consenti par les opérateurs afin d’augmenter la capacité de leurs réseaux.

A noter que les relations entre fournisseur de contenu et opérateur peuvent être tendus, comme entre Netflix et Free, qui a refusé d’avoir un lien dédiée pour la plateforme de vidéo, avant de rentrer dans le rang face à la pression des consommateurs.

Salto : « Plus belle Netflix »

Face au bouleversement des usages et des envies des consommateurs, France Télévisions, TF1 et M6 – qui représentent 75% de la création audiovisuelle en France – ont annoncé le 15 juin la création d’une plateforme OTT (accessibles via ordinateurs, tablettes, smartphones, smart TV) commune de vidéos à la demande pour concurrencer Netflix dans le domaine de la télévision payante en France.

Selon des sources proches du dossier, plusieurs abonnements sans engagement sont prévus dans ce modèle 100% payant dont au moins une formule à 1,99€/mois comme prix d’appel et une autre à 6,99€/mois afin d’accéder aux programmes de télévision – informations, sports, divertissements, fictions françaises et internationales – et à certains programmes inédits.

Le rapprochement de tels acteurs permettra en outre de mutualiser les investissements technologiques que chacun opérait jusqu’alors de son côté. Reste encore à passer l’examen de l’Autorité De La Concurrence…

Vous pourriez aussi être intéressé par