• L’évènement du mois : Maker Faire

Maker Faire est le rendez-vous des passionnés d’innovation et de do-it-yourself. L’édition 2019 de Paris a réuni 800 makers et partenaires et a attiré des milliers de visiteurs autour de la low tech, de l’IoT, de la robotique, et de différents workshops.

  • Le chiffre du mois

$6,99

C’est le prix proposé pour l’inscription à Disney+ aux Etats Unis, concurrent direct de Netflix dans le secteur du streaming vidéo.

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Bouygues Telecom et Xaalys s’allient pour construire une offre conjointe mobile et bancaire

Bouygues Telecom se lance à son tour dans le domaine bancaire, 2 ans après Orange, en entrant dans le capital de la banque en ligne pour adolescents Xaalys. La start-up Xaalys a été adoptée par 12 000 utilisateurs et permet aux parents de suivre et contrôler les finances de leurs enfants entre 12 et 17 ans tout en les aidant à gérer leur épargne. Bouygues Telecom et Xaalys ont ainsi prévu de construire une offre conjointe comprenant un smartphone, un abonnement et une carte de paiement.

Les investissements dans le monde bancaire semblent être une tendance de fond des opérateurs téléphoniques car Free a également pris des dispositions en obtenant un agrément d’établissement de paiement.  Pour Orange, les résultats financiers ne sont pas encore au rendez-vous. En témoignent les 88 millions de pertes opérationnelles d’Orange Bank au premier semestre 2019 malgré une augmentation de sa base client de 248 000 fin 2018 à 320 000 fin juin 2019.

La 5G en France peut encore attendre

Si le nombre de pays disposant d’une première couverture 5G continue de grossir, la France n’est pas encore prête à rejoindre les rangs. En effet, les enchères permettant de distribuer les futures fréquences 5G et qui devaient avoir lieu à l’automne 2019, viennent d’être repoussées de plusieurs mois, le gouvernement s'étant donné un nouvel objectif à juin 2020. Les raisons de ce décalage n’ont pas été annoncées officiellement, mais pourraient venir de trois points qu’il reste à clarifier.

Le premier concerne la possibilité pour les opérateurs d’utiliser du matériel radio 5G de Huawei, dont SFR et Bouygues sont des clients. Par suite d’une déclaration du président en début de mois, cette possibilité semble remise en cause même si aucun bannissement n’a encore été annoncé. Altice France déplore l’incertitude qui règne autour de cette question et le retard que pourrait accumuler la France si Huawei devenait persona non grata.

Le second enjeu tourne autour du prix du spectre distribué. L’ARCEP n’a pas pris en compte les demandes de Free et SFR qui avaient critiqué le processus prévu et souhaitaient 60 MHz par opérateur au premier tour contre les 50 MHz proposés. Cette demande, venait, selon eux, du risque d’être désavantagé face à leurs concurrents plus fortunés. Le gouvernement a également fixé le prix plancher à 2,17 milliards d’euros soit 350 millions d’euros par opérateur pour obtenir un bloc de 50 MHz avec une utilisation exclusive de 15 ans et 70 millions par bloc de 10 MHz additionnel. Les opérateurs se sont insurgés face à un prix plancher qu’ils jugent trop élevé et craignent de devoir dépenser plus que prévu comme cela s’était passé en Italie (6,4 milliards dépensés contre 2,5 milliards prévus).

Le dernier point concerne les contraintes de couverture, enjeu crucial des attributions 5G, notamment pour ne pas pénaliser davantage les zones rurales.

Ces questions devront trouver une réponse rapidement, pour éviter que la France ne devienne le dernier pays européen à mettre en œuvre la 5G sur son territoire.

Le couperet des Etats-Unis envers Huawei est repoussé de 90 jours

Huawei devrait pouvoir passer les fêtes de fin d’années plus sereinement. Pour la 3ème fois, l’administration américaine a accordé un sursis à la firme chinoise pour assurer le fonctionnement des réseaux existants et de fournir les mises à jour aux téléphones, tablettes et autres terminaux actifs Huawei.

La raison évoquée par le secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross est de pouvoir desservir “des clients dans certaines régions les plus éloignées des Etats Unis, qui autrement seraient laissés dans l’ignorance”. Ce sursis n’empêche en revanche pas un rappel de l’administration américaine de sa ferme surveillance des exportations sensibles afin de ne pas mettre en danger leur sécurité nationale.

De son côté, Huawei continue à clamer son innocence et soutient que son inscription sur la désormais fameuse “liste noire”, composée d’une centaine de sociétés non-américaines, est due uniquement aux tensions politiques entre la Chine et les Etats Unis. Ren Zhengfei, fondateur et PDG de Huawei, réclame la fin de ce “traitement injuste” et met en avant le fait que “les tentatives visant à supprimer les activités de Huawei n’aideront pas les Etats Unis à devenir un chef de file technologique.”

Malgré ces menaces, Huawei continue d’enregistrer de bons résultats financiers avec un chiffre d’affaire du 3ème trimestre 2019 en hausse de 24% par rapport à l’année dernière et une marge nette de 8,7%.

En Afrique, la fibre progresse notamment sous l’impulsion d’Orange

Des premiers réseaux de fibre terrestres Panafricains sont déployés sur le continent Africain grâce à trois projets menés respectivement par Orange, Liquid Télécom et un consortium de 14 opérateurs africains.

Orange s’est pour l’instant concentré sur la partie Ouest du continent avec un investissement d’une centaine de millions d’euros pour la création d’un réseau international de fibre optique – BAFO (Backbone africain de fibre optique). Il relie 8 pays du Sénégal au Ghana dans lequel l’opérateur est actif. L’objectif est double pour Orange. Il doit tout d’abord répondre à ses propres besoins en améliorant le débit et la latence notamment pour les pays non-reliés aux câbles sous-marins et sécuriser les connexions avec des routes alternatives en cas de problème sur un câble. Dans un second temps, d’ici mai 2020, il espère commercialiser ce réseau en vendant cette bande-passante à des opérateurs tierces.

Du côté Est, deux projets Fibre sont développés par des groupes et consortiums africains : le Wiocc (détenu par 14 opérateurs africains) et le réseau “One Africa” mené par Liquid Telecom. Ce dernier va même plus loin puisqu’il annonce avoir établi la première liaison en fibre optique entre l’Est et l’Ouest du continent.

Ces investissements doivent permettre à terme le développement des services numériques et de trouver des alternatives aux réseau via câbles sous-marins dont l’exploitation est complexe.


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