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La conférence autour du thème « Quel environnement de travail pour demain ? » organisée par la commission immobilière EBG - BearingPoint, s’est tenue le 23 octobre dernier à Paris au siège de Nexity, autour d’un retour d’expérience des Directions Immobilières de Google France, Sanofi et SNCF Gares et Connexions. Les débats animés par Ludovic Legendre, Directeur Associé Real Estate chez BearingPoint, ont permis, entre autres, un focus sur le thème du télétravail.

Pour tous, le télétravail est indissociable de la réflexion autour des environnements de travail de demain.

Partageons tout d’abord 3 éléments de constats :

  • 50% de bureaux vides en Ile-de-France * : Le développement du télétravail est l’une des principales causes de ce constat, entraînant une moindre présence au sein des locaux de l’entreprise.
  • 21% de Génération Y : La Génération Y, désignant les personnes nées entre 1978 et 1994, arrive dans la vie active. Ils représentent aujourd’hui près de 21% de la population française et portent de nouvelles aspirations, notamment dans l’équilibre vie pro/ vie perso.
  • 1/3 des Franciliens passent chaque jour plus d’1h30 dans les transports (étude INSSEE 2009).

Le télétravail recouvre plusieurs réalités distinctes :

  • Travail à domicile encadré : Sanofi a mis en place en 2011 des accords de télétravail, au sens du travail à domicile, qui concernent aujourd’hui 4000 collaborateurs. Comme le rappelle Florence Péronnau en citant Nicolas Bouzou : « Le télétravail n’est pas qu’une mode, c’est le début de quelque chose qui va aller très vite ». Pour autant, conserver de manière continue une équipe regroupée au sein des locaux de l’entreprise, ainsi que le lien social entre les collaborateurs et l’entreprise, est une condition à la pérennité de l’esprit d’équipe.
  • Travail en multi sites au sein de l’entreprise (dans une acception large de la définition) : Pour Google, l’entreprise est le lieu de la création en interaction. Le salarié doit donc au maximum être présent dans les locaux de l’entreprise afin d’échanger avec ses collègues. Par contre il peut s’installer dans la totalité des bureaux dans le monde, le badge salarié donnant accès à l’ensemble des locaux.

Le passage partiel en télétravail est inéluctable et pose certaines questions :

  • Côté management : « Comment conserver de la visibilité sur le travail de mes équipes ? ». Pour cela plusieurs leviers : le management par objectifs pour responsabiliser les acteurs et les outils connectés pour faciliter les échanges et l’accès aux données.
  • Côté salarié : « Pourquoi vient-on au bureau ? » Il faut apporter des réponses motivantes pour que chaque salarié y trouve un intérêt : je ne viens pas au bureau pour faire acte de présence ou utiliser les documents disponibles uniquement sur mon poste de travail, je viens au bureau car c’est un espace d’interactions, de rencontres et de bien-être. La limite fixée par certains à une ou à deux journées de télétravail par semaine ne doit pas être vécue comme une contrainte mais devenir la garantie d’un nouvel équilibre.

Le développement du télétravail se trouve in fine à la croisée de 3 enjeux :

  1. L’émergence de nouveaux modes de fonctionnement renforçant la collaboration et les échanges,
  2. L’amélioration de la flexibilité et de la qualité de vie au travail en regard à l’évolution des comportements et des attentes des salariés notamment les nouvelles générations,
  3. L’affirmation d’une culture d’entreprise forte et différenciante.

La prise en compte du télétravail est l’un des facteurs clés de succès d’un projet de transformation de l’environnement de travail.

*Selon une étude de la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’ESSEC (juin 2013), seuls 50% à 60% des bureaux seraient en moyenne occupés en Ile-de-France.

Rédacteur en chef : Olivier Chappert
Auteurs : Julie-Maud Godard, Ludovic Legendre

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