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  • 18/09/2015

Le 18 septembre 2015, dans le cadre de la Commission Immobilière EBG - BearingPoint - IBM - Nexity, s’est tenu un atelier dédié à la mise en place d’un SI Immobilier. Animé par Ludovic Legendre, BearingPoint, l’atelier a réunit les sociétés AXA, CCI Paris, Darty, France Télévisions, Groupama, Hermès, HSBC, IBM, Klepierre, L'Oréal, Macifimo, Nexity, Poste Immo, et UCPA. 

Voici ce que l’on peut en retenir.

Le SI immobilier n’est pas une fin en soi, mais le vecteur d’une évolution de la Direction Immobilière, d’un positionnement de « centre de coût » vers un rôle de contributeur positif à la performance de l’entreprise, en ligne avec sa stratégie. 

Le SI immobilier est un outil devant permettre à la Direction Immobilière de piloter et d’améliorer la performance immobilière sur deux axes majeurs, dans une logique anticipatrice : les coûts et les services à l’occupant (notamment pour les nouvelles générations).

Les Directions Immobilières disposent, a minima, de fichiers Excel ou d’outils hétérogènes pour gérer leur parc et leurs baux. Ceux-ci sont souvent peu contrôlés (en général la résultante de développements individuels) et entravent le partage de l’information. A contrario, les solutions globalisantes des ERP de type SAP s’avèrent complexes à maîtriser et à faire évoluer pour les besoins spécifiques « métier » des Directions Immobilières.

Le marché n’offre pas de compromis idéal entre ces deux extrêmes évoqués ci-dessus. C’est un frein au lancement de projets SI Immobilier tant pour les DG, DAF ou DSI que pour les DI eux-mêmes.

La prise de décision, au niveau direction générale, de lancer un projet de SI immobilier repose pour beaucoup sur les « optimisations » attendues d’un point de vue « métier » (bénéfices métier et utilisateurs, développement durable, etc.). Le ROI est perçu comme un exercice obligé, et ne saurait être le seul argument. In fine il est aussi recommandé d’utiliser des arguments qualitatifs souvent très variés (sécurité, nomadisme, génération Y, accès distant, gains économiques, réglementation, …) , en embarquant des alliés tels que les RH, la Direction Financière, les Achats et bien sûr la DSI (la liste est à ajuster en fonctions des contextes …).

En termes d’approche pour la définition d’un SI immobilier il est recommandé de se focaliser d’abord sur les données que l’on souhaite gérer, et les indicateurs de pilotage que l’on souhaite suivre, comme point de départ ; puis y adosser les processus ; et d’avoir une approche progressive.

Le foisonnement des donnés inhérentes aux bâtiments (celles-ci pouvant irriguer également des services assurance et juridique) doit conduire à une démarche pragmatique de priorisation des données à gérer tout en conservant une vision long terme, afin de rendre gérable la complexité d’un référentiel immobilier, via un projet réaliste (par phases).

Le secteur public est particulièrement sensible à ce type d’approche, compte tenu des contraintes des marchés publics qui imposent d’anticiper les phases projet, via des appels d’offres qui doivent donner de la visibilité sur l’ensemble du projet, ce qui n’est pas toujours possible.

Parmi les solutions alternatives pouvant être envisagées, l’outsourcing de la gestion du parc, des baux et du SI (notamment avec le développement du mode SaaS et du « cloud »), pour autant que la maîtrise et le pilotage de l’information doit être conservée par les Directions Immobilières. Ce qui ne semble pas le cas pour ceux qui ont choisi l’externalisation. Cette alternative n’est pas encore la pierre philosophale du SI Immobilier … 

Pout toute information, n'hésitez pas à nous contacter.