Globalement, en Europe, le recours à l’argent liquide diminue dans les paiements du quotidien. L’Allemagne et l’Autriche restent des exceptions avec un niveau d’utilisation de l’argent liquide élevé. L’euro numérique suscite un intérêt significatif : plus d’un tiers des répondants se déclarent disposés à l’utiliser pour leurs achats en ligne. La gratuité demeure, de loin, le principal critère d’adoption. Les banques sont perçues comme les institutions les plus dignes de confiance pour gérer les données de paiement liées à l’euro numérique. Tels sont les principaux enseignements de la dernière étude menée dans neuf pays européens par le cabinet de conseil en management et technologies BearingPoint.
Amsterdam, 26 mai 2026 – La dernière édition de l’étude européenne sur les paiements menée par BearingPoint confirme une diminution continue de l’usage des espèces au cours des trois dernières années. L’Autriche et l’Allemagne restent les pays où l’argent liquide est le plus utilisé, avec des taux respectifs de 71% et 73%. La Suisse (61%), l’Irlande (58%), la France (51%) et les Pays Bas (46%) présentent des niveaux intermédiaires.
À l’inverse, les pays nordiques — Suède (42%), Danemark (32%) et Finlande (25%) — affichent les taux les plus faibles, poursuivant une tendance marquée de recul du recours aux espèces.
Un abandon de l’argent liquide n’est pas envisagé à court terme, en Allemagne, en Autriche : 64% des répondants en Allemagne et 68% en Autriche ou encore en France où 60% déclarent ne pas imaginer renoncer au paiement en espèces dans les dix prochaines années. Même dans les pays dotés d’écosystèmes de paiement très digitalisés — Danemark, Suède et Finlande — près de 40% des personnes interrogées n’envisagent pas la disparition de l’argent liquide au cours de la prochaine décennie.
L’euro numérique bénéficie d’une bonne notoriété auprès du public, mais son potentiel reste encore largement à concrétiser. En moyenne, un répondant sur trois se dit prêt à l’utiliser, tandis que 42% demeurent indécis, révélant une importante marge d’adoption. L’Autriche affiche l’intérêt le plus élevé, autour de 40%, alors que les Pays-Bas présentent le niveau le plus faible, inférieur à 27%, la France se situe à 32%. Dans les pays nordiques, la monnaie numérique de banque centrale serait principalement utilisée en complément des espèces — 21% des répondants au Danemark et 22% en Suède — tandis qu’en Suisse, ce taux atteint 37%.
À l’échelle européenne, l’usage des espèces recule, mais demeure élevé dans des pays traditionnellement attachés à l’argent liquide comme l’Allemagne et l’Autriche. Fait notable : même parmi les jeunes générations pourtant très à l’aise avec le numérique, plus d’une personne sur deux continue d’utiliser fréquemment de l’argent liquide. Dans un contexte marqué par une accélération de la transformation digitale et un besoin accru de sécurité dans le contexte géopolitique actuel, l’euro numérique peut jouer un rôle essentiel pour renforcer la résilience et la souveraineté de l’écosystème européen des paiements.
Jean-Christophe Gaury, Associé Services Financiers chez BearingPoint
En moyenne, les achats en ligne constituent l’usage principal : 37% l’adopteraient, tandis que 31% privilégieraient une monnaie numérique de banque centrale (MNBC). L’Irlande et la Finlande affichent les plus fortes intentions, avec respectivement 44% et 40%. L’achat en magasin arrive en second, cité par 28% des répondants pour l’euro numérique et 22% pour les MNBC.
Dans l’ensemble des pays étudiés, la hiérarchie des critères demeure inchangée : la gratuité d’utilisation (41%) et une acceptation généralisée, 24h/24 et 7j/7 (35%), constituent les principaux facteurs d’adoption. À l’inverse, une expérience utilisateur particulièrement aboutie n’est jugée prioritaire que par un répondant sur cinq.
Les banques demeurent les institutions auxquelles les citoyens accordent le plus haut niveau de confiance pour la gestion des données de paiement liées à l’euro numérique. Dans les pays envisageant son introduction, les banques de détail arrivent largement en tête (41%), devant la Banque centrale européenne et les autres banques centrales. À l’inverse, seuls 4% des répondants confieraient leurs données de transaction à des acteurs technologiques tels qu’Apple ou Google. Les banques s’imposent ainsi comme le principal pilier de confiance pour l’euro numérique.
L’étude confirme que les monnaies numériques de banque centrale, dont l’euro numérique, occupent désormais une place établie dans le débat public. L’un de leurs principaux atouts réside dans la possibilité d’offrir une alternative aux schémas de paiement non européens, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté du continent. Au delà de leur usage de paiement, il existe également un potentiel d’innovation, susceptible de soutenir la performance économique européenne et de favoriser une nouvelle dynamique de croissance.
Jean-Christophe Gaury, Associé Services Financiers chez BearingPoint
À propos de l’enquête
L’enquête a été menée en ligne du 10 au 17 décembre 2025, auprès de 10 123 participants répartis comme suit : Autriche (1 000), Suisse (1 000), Allemagne (2 026), Danemark (1 023), Finlande (1 009), France (1 052), Irlande (1 001), Pays-Bas (1 003) et Suède (1 009). Les résultats ont été pondérés et sont représentatifs de la population de chaque pays âgée de 18 ans et plus.
L’enquête a été construite par BearingPoint et réalisée par l’institut d’études YouGov dans les neuf pays cités. Les résultats ont été analysés et consolidés par les experts paiements de BearingPoint. BearingPoint mène cette enquête annuelle depuis 2019.
À propos de BearingPoint
BearingPoint est un cabinet de conseil en management et technologies indépendant, aux racines européennes et à la couverture internationale.
Nous accompagnons les entreprises dans leurs transformations en associant une expertise sectorielle approfondie à de solides compétences en stratégie, en opérations et en technologie. L’expertise de nos équipes sur les transformations SAP et Microsoft, alliée à des investissements soutenus dans l’intelligence artificielle et à des solutions orientées résultats, nous permet de développer des approches sur mesure, innovantes et créatrices de valeur durable.
Outre ses activités principales de conseil, BearingPoint opère deux coentreprises. Arcwide, partenariat établi avec IFS, est spécialisée dans les transformations d’entreprise s’appuyant sur les technologies IFS. BearingPoint North America, coentreprise menée avec ABeam Consulting, se consacre à l’excellence du conseil et aux transformations développées sur SAP.
BearingPoint compte parmi ses clients les plus grandes organisations mondiales publiques et privées ; en association avec son partenaire stratégique ABeam Consulting, le cabinet réunit plus de 15 000 collaborateurs, dont plus de 1 000 en France, et accompagne ses clients dans plus de 70 pays, en conduisant des transformations opérationnelles intégrées, en renforçant leur performance et en générant un impact durable.
BearingPoint figure parmi les TIME World’s Best Companies et les Forbes World’s Best Employers. Le cabinet est également certifié B Corp depuis 2024, affirmant ainsi son engagement en faveur d’un modèle économique responsable et durable pour les organisations, ses collaborateurs et la société.
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site :
www.bearingpoint.com
www.linkedin.com/company/bearingpoint