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Sujet à la mode, le « courage managérial » a de quoi décourager les aspirants au poste de manager comme les managers actuellement en poste. Qui voudrait être manager si cela rime à affronter des épreuves difficiles au quotidien ? Pour autant, l’expression sous-entend surtout que le manager doit devenir un meilleur communicant.

Rappelons-le, la communication fait partie de notre quotidien. Elle est pourtant négligée, et rares sont les personnes qui en maîtrisent réellement les codes et bonnes pratiques. Malgré notre bonne volonté, les mots que nous utilisons peuvent parfois dépasser notre pensée, nous amener à vivre des situations imprévues, voire engendrer des tensions et des conflits.

Afin d’éviter ces situations, tout individu cherchant à développer son « courage managérial » devrait s’inspirer du processus de Communication Non-violente (ou CNV), initié par le Docteur Marshall Rosenberg (1934-2015) dans les années 1960.

Le processus de Communication Non-violente nous donne une trame sur la manière de nous exprimer et s’adapte à tous les contextes. Se basant sur l’expression authentique de soi et l’écoute empathique de l’autre, il se décompose en quatre étapes :

  1. L’observation : j’indique ce que j’observe en toute objectivité, sans jugement
  2. Le sentiment : j’exprime le(s) sentiment(s) que la situation suscite en moi
  3. Le besoin : j’identifie et j’exprime mon besoin
  4. La demande : je formule une demande concrète et négociable

Prenons un exemple :

Que ressentez-vous si votre manager vous dit « Pourquoi n’es-tu pas venu à la réunion ce matin ? Tu aurais pu me prévenir » ? Comment réagissez-vous ? Cette question provoquera peut-être des tensions dans votre relation.

Maintenant, que ressentez-vous s’il la formule de la manière suivante : « Tu ne t’es pas présenté à notre réunion ce matin. J’ai été inquiet car j’ai pensé qu’il t’était peut-être arrivé quelque chose de grave. J’ai besoin que tu me tiennes informé si tu as un empêchement pour être rassuré. A l’avenir, pourrais-tu me prévenir lorsque tu ne peux pas venir à une réunion, cela permettrait aussi de la replanifier pour que tout le monde y participe ? ».

Paraissant simple au premier abord, la maîtrise de ce processus demande de la pratique dans la durée,afin de venir à bout de nos mauvaises habitudes de communication, la plus commune étant l’utilisation du « tu » au lieu du « je » qui ferme souvent la porte aux discussions constructives.

Pour les plus motivés d’entre nous, des formations sont proposées par des formateurs certifiés par leCentre pour la Communication Non-violente. Les autres pourront commencer par essayer de suivre la trame décrite plus haut lors de leur prochain point avec un collègue.

Managers tout comme managés, essayez ne serait-ce qu’une fois de mettre en œuvre ce procédé d’observation objective. Vous verrez qu’il vous permettra d’améliorer la qualité de vos relations, grâce à une meilleure compréhension des autres mais aussi de vous-mêmes.

Avec la contribution de Silène Auzet

Contact: Olivier Chappert, Associé

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