Rechercher
Toggle location

Cet article est le premier d’une série de 3 articles consacrés aux changements induits par l’avènement des véhicules autonomes et connectés au sein des industries automobile et ferroviaire.

Article suivant

90% de morts en moins sur les routes, c’est l’impact annoncé de la généralisation des voitures autonomes. Alors que des mesures sont à l’étude pour passer sous la barre des 2000 morts sur les routes françaises d’ici 2020, la voiture autonome annonce un bouleversement des usages et des enjeux de sécurité du secteur automobile.

Les différentes technologies nécessaires à la mise en circulation de ces voitures (capteurs, aide au freinage d’urgence, correcteurs de trajectoire, aide au stationnement, etc.) sont déjà disponibles : ne reste plus qu’à les structurer. Depuis les premières expérimentations, ces voitures ont montré des résultats probants avec une accidentalité quasi nulle. Nous présentons ici quelques étapes marquantes de leur apparition sur nos routes :

Début août 2016, le gouvernement français a adopté une ordonnance (n° 2016-1057 du 3 août 2016 relative à l’expérimentation de véhicules à délégation de conduite sur les voies publiques) permettant la mise en circulation, à des fins d’expérimentation, de véhicules faisant appel à des systèmes d’aide à la conduite. Cette décision fait suite à la signature le 14 avril 2016 de la déclaration d’Amsterdam[1] par les ministres des Transports de l’Union Européenne scellant une stratégie commune de développement de la voiture autonome.

Quels seront les nouveaux usages de la voiture autonome?

 La réalité augmentée s’intégrera davantage dans les véhicules afin de fournir au conducteur (devra-t-on lui trouver un nouveau nom ?) une autre perception de la route.

La voiture sera connectée avec les infrastructures routières, capable de détecter les zones à risques, d’optimiser son parcours et de réduire sa consommation de carburant. Désormais moins consommatrice en énergie, elle sera également un catalyseur du déploiement des voitures tout électriques abolissant les dernières barrières sociales et culturelles qui empêchaient cette technologie de se généraliser.

Les nouveaux usages et concepts de l’industrie automobile rayonneront sur d’autres secteurs. La conduite autonome s’introduit déjà peu à peu dans les transports en commun et apporte certains avantages : baisse des coûts du personnel, diminution de la consommation en énergie (électrique ou essence), meilleure gestion du parc automobile (géolocalisation, maintenance, etc.).De nombreux acteurs s’en emparent:

  • transports en commun dans les collectivités,
  • navettes autonomes au sein des zones industrielles et commerciales,
  • transports intelligents de personnes entre des bâtiments d’un site de production.

Début septembre à Lyon, la startup Navya et le Groupe Keolis ont ainsi lancé une expérimentation d’un an de deux minibus autonomes et 100% électriques accessibles gratuitement. Un projet réalisé dans le cadre d’un partenariat public/privé tourné vers les enjeux de mobilité et de développement durable.

Uber et Heetch étaient les lanceurs d’alertes d’un secteur en pleine mutation dont les acteurs sont obligés de se réinventer. Uber a annoncé récemment la mise en service de véhicules autonomes pour servir ses clients dans la ville de Pittsburgh, Tesla ambitionne de proposer bientôt un service de voitures autonomes à la demande… Et pourquoi pas bientôt des Autolib’ capables de transporter leurs passagers sans aucune assistance d’un point à l’autre de la capitale !

Connected Cars

Auteurs:
Martial Soulie, Manager
Edouard Chambalu, Analyst
Francois Lanquetot, Associé