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Sylvain Chevallier, associé au cabinet de conseil BearingPoint, analyse la situation de l’entreprise qui a perdu un million de clients en 2015 :

“Aujourd’hui, il faut revenir à la rentabilité. Le marché français des télécoms est un marché extrêmement compétitif, avec des prix notamment sur la téléphonie mobile qui sont tirés vers le bas depuis un certain nombre d’années, depuis l’arrivée de Free Mobile. Le marché a perdu à peu près un tiers de sa valeur depuis 3 ans : les opérateurs sont donc obligés d’ajuster leurs coûts, et c’est ce que fait SFR.

Aujourd’hui, la bagarre va se gagner notamment sur les investissements ; les licences 4G ont coûté à l’ensemble des opérateurs plus de six milliards d’euros depuis que la 4G est lancée, la fibre nécessite plusieurs dizaines de milliards d’euros en France. SFR est effectivement en retard notamment sur ses investissements dans la 4G, et va devoir faire des investissements très significatifs dans les années à venir pour avoir le niveau de service adéquat pour des consommateurs qui l’espèrent premium dans un marché qui se bi-polarise entre des acteurs low-cost comme Free et des acteurs premium comme Orange. SFR, lui, essaye d’avoir cette stratégie plutôt premium.

Donc oui, les réductions d’effectifs vont servir d’une part à retrouver des marges, et ces marges vont servir à financer les investissements futurs du Groupe”.

Sylvain Chevallier, Partner

Diffusé par France Culture le 3 août 2016 à 08:06

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